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Fralib : les salariés bloquent l'usine de Gémenos

Depuis vendredi matin, une soixantaine de salariés de Fralib, une filiale du géant de la grande distribution Unilever, font le siège de leur usine à Gémenos.

Depuis vendredi matin, une soixantaine de salariés de Fralib, une filiale du géant de la grande distribution Unilever, font le siège de leur usine à Gémenos. - -

Depuis vendredi, une soixantaine de salariés du groupe Fralib protestent contre un plan social proposé le 20 avril dernier par Unilever, maison mère de Fralib, et validé par le tribunal de grande instance de Marseille.

Ce sera le premier conflit social que François Hollande devra gérer à son arrivée à l'Elysée. Depuis vendredi matin, une soixantaine de salariés de Fralib, une filiale du géant de la grande distribution Unilever, font le siège de leur usine à Gémenos. Ils protestent contre une décision du tribunal de grande instance de Marseille qui a accepté le plan social proposé par le groupe Unilever le 20 Avril dernier. Après bientôt 600 jours de conflits les employés demandent toujours l'ouverture de discussions avec la maison mère pour négocier un projet de reprise présenté par les salariés. Le patron d'Unilever France réclame l'expulsion « immédiate et sans délai avec recours de la force publique » des salariés

« Arriveront-ils à me rendre ce que j'ai perdu pendant 2 ans ? »

Martine travaille depuis 15 ans à Fralib. Elle attend beaucoup du nouveau président François Hollande et confie en sanglot sur RMC : « ,On a un nouveau président, j’espère qu’il tiendra ses promesses. Je veux que la lumière soit faite sur le dossier de Fralib et sur tous les coups bas à notre encontre. Pour moi c’était une souffrance psychologique et morale. J’en ai fait des cauchemars et j’en fais encore. Et je sais pas si un jour ils arriveront à me rendre tout ce que j’ai perdu pendant ces deux ans ».

« Ils ont pris des mercenaires pour casser de l’ouvrier »

Olivier Leberquier est représentant syndical CGT sur le site de Fralib. Alors qu'Unilever menace d'expulser les salariés, lui les défend : « Ceux qui ont sorti les muscles c’est pas nous, c’est la direction. Le groupe Unilever a mis en place une entreprise de sécurité qui n’emploie pas des enfants de cœur. Ils ont mis en place des mercenaires pour casser de l’ouvrier. Jeudi après-midi, la direction a envoyé un courrier demandant de quitter les lieux pour qu’ils puissent tranquillement vider l’usine de ses machines. Laisser faire ça c’était abandonner notre projet de reprise de l’activité. A la force et aux muscles qu’on nous mettait en face, on a mis le nombre et la solidarité de manière pacifique et aujourd’hui on est dans les lieux pour conserver notre outil industriel sur place et les emplois qui vont avec ».

La Rédaction avec Nicolas Ledain