BFM Business

Flexibilité du travail: l'exemple danois

Le modèle danois, la "flexisécurité", pourrait être à l'ordre du jour lors de la concertation entre les syndicats.

Le modèle danois, la "flexisécurité", pourrait être à l'ordre du jour lors de la concertation entre les syndicats. - -

Les syndicats se retrouvent au siège du Medef pour une rencontre autour de la sécurisation et de la flexibilité de l'emploi. Le gouvernement veut aboutir à un équilibre entre souplesse pour les entreprises et protection des salariés. Ce qui fait beaucoup penser à la "flexisécurité", mise en place au Danemark et souvent érigée en exemple... Mais quels en sont ses résultats réels? Eléments de réponse.

Passer en quelques années d'un taux de chômage de plus de 12% à une situation de plein emploi…Vu de France, cela fait rêver. C'est pourtant ce qui s'est passé dans les années 90 et 2000 au Danemark, le porte-étendard du principe de "flexisécurité". D'un côté, on permet aux entreprises de licencier facilement : c'est la flexibilité. De l'autre, on garantit un système de protection sociale généreux.

Un modèle qui coûte cher

Un modèle qui n'est pas imperméable aux chocs économiques: depuis 2007, le "miracle danois" a pris du plomb dans l'aile. Le taux de chômage est remonté à près de 8%, et le gouvernement a décidé de diviser par deux la durée d'indemnisation des chômeurs. C'est LE problème de la flexisécurité: cela coûte très cher.

Une solution à long terme

Pour autant, pas question de changer de cap. La "flexisécurité" permettrait notamment d'éviter un enracinement durable du chômage. Crise ou pas, l'OCDE estime que rester dans cette voie devrait permettre au Danemark d'"assurer une forte croissance économique à long terme". De quoi peut-être inspirer d'autres gouvernements européens.

Anthony Morel