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Fin de la prise d'otages dans une agence Pôle emploi à Paris

Deux responsables de l'agence Pôle emploi de la rue Pelée, dans le XIe arrondissement de Paris, ont été pris en otages par un homme lundi. /Photo prise le 16 octobre 2011/ REUTERS/Gonzalo Fuentes (FRANCE - Tags: CRIME LAW)

Deux responsables de l'agence Pôle emploi de la rue Pelée, dans le XIe arrondissement de Paris, ont été pris en otages par un homme lundi. /Photo prise le 16 octobre 2011/ REUTERS/Gonzalo Fuentes (FRANCE - Tags: CRIME LAW) - -

La directrice d'une agence Pôle emploi et son adjoint ont été retenus en otages pendant près de 3 heures ce lundi, par un homme dans le XIe arrondissement de Paris. Ce demandeur d'emploi de 45 ans a émis plusieurs revendications, avant de se rendre.

La directrice d'une agence Pôle emploi et son adjoint ont été pris en otages par un homme, ce lundi à la mi-journée, dans le XIe arrondissement de Paris. La prise d'otages a débuté vers 10h30, à l'agence Beaumarchais située rue Pelée. C'est un employé témoin de la scène qui a activé une alarme silencieuse, ce qui a permis d'évacuer les lieux. En début d'après-midi, le preneur d'otages s'est rendu et l'on a appris que son arme était factice.

Un informaticien de 45 ans au chômage

Christian Denisot, un informaticien au chômage, se disait armé d'un pistolet et affirmait retenir la directrice de cette agence Pôle emploi et le sous-directeur. "Je m'appelle Christian Denisot, 45 ans, intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, Français moyen", a-t-il écrit, selon des extraits de sa missive publiés sur le site de Rue89.

« Dès 35 ans on est trop vieux... »

"Depuis le début des années 2000, comme pas mal de citoyens français, je galère; mais depuis quelques années, j'ai amorcé les étapes ultimes qui mènent à la précarité", poursuivait-il. "Mon âge est, à l'évidence, devenu un handicap certain dans ma recherche d'emploi (en fait, dès 35 ans vous êtes trop vieux). Les CDI sont introuvables. CDD de plus en plus rares, de moins en moins qualifiés et rémunérés". Il réclamait en outre "la dissolution des groupuscules sionistes violents" en France. Son geste était cependant motivé avant tout par un "ras-le-bol" du chômage, a-t-on précisé de source policière.