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Doux : le pôle frais liquidé, 1704 emplois menacés

Le pôle frais du groupe doux a été liquidé. Une décision du tribunal de commerce de Quimper ce mercredi.

Le pôle frais du groupe doux a été liquidé. Une décision du tribunal de commerce de Quimper ce mercredi. - -

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a décidé mercredi de liquider le pôle frais, tout reportant sa décision sur le sort du groupe volailler Doux. Une décision qui divise politiques et salariés pour qui l’Etat n’a pas tout fait pour sauver le groupe.

Les salariés du groupe Doux sont encore en sursis. Le tribunal de commerce de Quimper a décidé mercredi de poursuivre la période d'observation jusqu'au 30 novembre 2012, avec audience d’étape le 9 octobre pour le pôle poulets congelés destinés à l'exportation et les produits élaborés. Le pôle frais sera quant à lui liquidé, et les offres pour sa reprise devront être déposées au plus tard le 10 août.
Le pôle frais du groupe volailler Doux, représente 1 704 emplois, CDI et CDD, notamment dans les abattoirs, répartis sur 9 sites, sur un total de plus de 4 000 emplois.

« Le gouvernement avait fait le maximum pour mobiliser des repreneurs »

Richard Ferrand, député PS de la 6e circonscription du Finistère, où se situe le siège du groupe Doux, est convaincu que le gouvernement n’a pas pris la situation du groupe à la légère : « Le gouvernement avait fait le maximum pour mobiliser des repreneurs qui soient du métier. Des repreneurs qui soient à la fois des industriels français, bretons, qui fassent en sorte que la filière reste forte en Bretagne et que le plus grand nombre d’emplois possibles soient sauvegardés ».

« Il fallait agir avant »

Gilbert Gléonec, délégué CGT du Finistère estime que l’Etat n’a pas fait tout ce qu’il aurait dû pour les salariés de Doux : « Depuis le 1er juin, jour de l’annonce, on demande une table ronde avec l’ensemble des acteurs pour discuter de la stratégie et de l’avenir de la filière. Il fallait agir avant. Quand on regarde le fond public d’investissement que réclame la CGT depuis le début, il y a urgence à ce que le gouvernement mette tout en œuvre. On ne va pas attendre encore le 9 octobre pour se mettre autour de la table. C’est maintenant qu’il faut avoir le courage politique ».

La Rédaction, avec C. Bourgneuf et R. Pour Sadjadi