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Deux mois de répit pour Kem One?

Le site du chimiste Kem One à Lavera (13)

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Les candidats à la reprise de Kem One devraient bénéficier de deux mois supplémentaires pour négocier la reprise de la dette avec les créanciers du groupe, annonce sa direction ce 20 septembre.

L'espoir renaît doucement pour les salariés de Kem One. Les candidats à la reprise du groupe, dont une partie est en liquidation judiciaire, devraient obtenir du tribunal de commerce deux mois supplémentaires pour peaufiner leurs offres, a indiqué la direction ce vendredi 20 septembre.

Trois offres de reprise ont été déposées pour le groupe Kem One, l'ex-pôle vinylique d'Arkema, qui emploie près de 1.300 salariés en France. Deux des offres émanent des fonds américains Sun European Partners et Open Gate Capital, et l'autre de la CGT, premier syndicat du groupe, qui porte un projet de consortium.

La principale problématique de cette reprise du géant de la chimie est la gestion de sa dette colossale. Une dette dont les créanciers principaux sont les anciens propriétaires du groupe, Total et Arkema, explique Olivier Nicolas, élu CGT de Kem One.

Des offres conditionnées à une négociation sur la dette

Ces deux mois supplémentaires devraient permettre aux différents candidats de négocier la gestion de la dette avec ceux à qui elle doit être remboursée. Car chacun des repreneurs potentiels conditionne son offre à des conditions précises.

Prochaine échéance le 26 septembre: le tribunal de commerce tiendra une audience au cours de laquelle il sélectionnera les candidats dont l'offre est suffisamment réaliste pour être autorisés à négocier avec les créanciers de Kem One. Ce qui renvoie la sélection d'un repreneur par la justice à début décembre, estime Olivier Nicolas.

Nina Godart