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Des vacances pour les chômeurs ?

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Chaque été, le collectif des Privés d'emploi CGT d'Ile-de-France organise des actions de sensibilisation sur les bords de Seine et du bassin de la Villette pour revendiquer le droit aux vacances pour les chômeurs. Reportage RMC.

La CGT-chômeurs revendique le droit aux vacances, même pour les personnes privées d'emploi. Le droit aux vacances, c’est la possibilité de partir de sa ville, de pouvoir changer d'air. Or, en général, les chômeurs n’ont pas les moyens, même s’ils ont évidemment du temps libre, de partir au bord de la mer ou à la montagne. Jeudi, le syndicat est allée à la rencontre des passants sur le site de Paris Plage, près de l’Hôtel de Ville de Paris.

« S’il pouvait y avoir un mois d’indemnités supplémentaires »

RMC y a rencontré des syndicalistes CGT-chômeurs, pas toujours à l'aise quand il s'agit de convaincre du droit aux vacances pour tous. « Je suis privé d’emploi et je me demande à quoi ça peut servir », lance un promeneur en passant.
Réponse d'Alain Florin, chômeur et syndiqué à la CGT-chômeurs: « Le droit aux vacances, c’est qu’on puisse se permettre, qu’on ait les moyens financiers de pouvoir sortir de notre quotidien. S’il pouvait y avoir un mois d’indemnités supplémentaires dans l’année, qu’on appellerait : 'prime de vacances pour les personnes dans la précarité' » tente-t-il d’expliquer à ceux qui doutent de l’efficacité de cette initiative, comme Séverine.
« Pendant cinq ans j’ai été au chômage. Je me suis mis un coup de pied au cul pour m’en sortir. Je pense qu’il faut surtout aider les gens à travailler », explique cette mère de famille qui a connu, elle aussi, les dures années de chômage. Malgré l’incompréhension de certains, d’autres à l’image de Franck applaudissent l’idée de vacances pour les chômeurs. « Je suis pour, ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’emploi qu’on n’a pas le droit aux vacances », fait-il remarquer.

« C’est bon pour le moral »

« On ne demande pas un yacht à Saint-Tropez, explique avec le sourire Alain Florin qui milite pour ces vacances même lorsqu'on est au chômage. Mais qu’on puisse avoir une semaine dans l’année, qu’on puisse sortir du quotidien. C’est bon pour le moral, pour avoir la pêche et repartir sur de nouvelles recherches d’emplois. On a eu la prime annuelle des chômeurs qui se monte à 152 euros par an, mais s’il pouvait y avoir un mois d’indemnisation supplémentaire dans l’année pour pouvoir s’en aller… ».

La Rédaction avec Antoine Serres