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Défaite pour les ouvrières de lejaby en référé

Le tribunal de Lyon a débouté les syndicats du fabricant français de lingerie Lejaby qui demandaient la suspension d'un plan social prévoyant 197 licenciements et la fermeture de trois usines. Les ouvrières de Lejaby envisagent de faire appel de cette déc

Le tribunal de Lyon a débouté les syndicats du fabricant français de lingerie Lejaby qui demandaient la suspension d'un plan social prévoyant 197 licenciements et la fermeture de trois usines. Les ouvrières de Lejaby envisagent de faire appel de cette déc - -

LYON (Reuters) - Le tribunal de Lyon a débouté les syndicats du fabricant français de lingerie Lejaby qui demandaient la suspension d'un plan social...

LYON (Reuters) - Le tribunal de Lyon a débouté les syndicats du fabricant français de lingerie Lejaby qui demandaient la suspension d'un plan social prévoyant 197 licenciements et la fermeture de trois usines.

Les syndicats avaient saisi le tribunal en urgence en invoquant la contentieux commercial entre le nouveau propriétaire, le groupe autrichien Palmers, et le précédent propriétaire, l'Américain Warnaco.

Palmers conteste devant le tribunal de Paris l'achat de l'entreprise réalisé en 2008, estimant avoir été trompé sur l'état de santé de Lejaby.

Pour les syndicats, ce contentieux était susceptible de bloquer le plan social annoncé en avril dernier. Le juge des référés a cependant estimé que ce "différend commercial n'impacte pas la décision de licenciement" et a donc débouté les organisations syndicales.

Les ouvrières de Lebajy, qui multiplient les actions pour obtenir des appuis politiques et alerter l'opinion, envisagent de faire appel de cette décision et de poursuivre le combat.

"Nous sommes toutes d'ores et déjà favorables à la poursuite de la bataille judiciaire. Nous ne comptons pas accepter un plan social de la part d'une entreprise qui fait des bénéfices", a dit Nicole Mendez, déléguée CFDT de l'entreprise.

Lors d'une récente manifestation à Lyon, les petites mains de la lingerie ont fait référence à la devise des tisseurs: "Vivre en travaillant ou mourir en luttant."

Le plan social de Lejaby, le second depuis 2003, a été lancé dans la perspective d'une délocalisation de la production en Asie et au Maghreb. La direction a motivé sa décision par une baisse des ventes et du chiffre d'affaires.

La société souhaite fermer les usines de Bellegarde (Ain), Bourg-en-Bresse (Ain) et du Teil (Ardèche) pour ne conserver que le siège social de Rillieux-la-Pape (Rhône), qui emploie 336 salariés, et l'usine d'Yssingeaux (Haute-Loire), qui compte 96 salariés.

Lejaby produit plusieurs grandes marques de lingerie féminine en dehors de sa propre marque, comme Rasurel, Nina Ricci, et Elixir. Elle a déjà licencié 225 salariés en 2003 pour délocaliser.

Le marché de la lingerie féminine est estimé à 14,3 milliards d'euros en Europe et 2,6 milliards en France. Les Françaises dépensent en moyenne 98 euros par an pour leurs sous-vêtements.

Catherine Lagrange, édité par Gérard Bon