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Compte pénibilité: Gattaz menace de boycotter la conférence sociale

Pierre Gattaz a posé les conditions du Medef à sa participation à la conférence sociale.

Pierre Gattaz a posé les conditions du Medef à sa participation à la conférence sociale. - -

Le président du Medef a une nouvelle fois mis la pression sur le gouvernement, ce lundi 30 juin. Il a notamment menacé d'un boycott de la conférence sociale si ce dernier ne reculait pas sur le dossier de la pénibilité.

A quelques jours de la conférence sociale, les 7 et 8 juillet, la présence du patronat n'a jamais été aussi incertaine. Pierre Gattaz, le président du Medef, a une nouvelle fois menacé de boycotter l'évènement.

"Si le problème de la pénibilité est réglé, avec un report en 2016, le Medef ira. Mais si nous n'avons pas clairement cette semaine les réponses à nos questions posées depuis des mois, il y a une éventualité de boycott", a déclaré le dirigeant sur Europe 1.

"On demande, sur tous les autres textes, un moratoire d'un an. Il y a une proposition ou un projet de loi anti-économique tous les 15 jours, avec toujours plus de contrainte, de fiscalité, ce n'est plus possible", a ajouté le président de la principale organisation patronale française.

Jeudi, Geoffroy Roux de Bezieux, vice-président du Medef, avait déjà envisagé sur BFM Business une non-participation du patronat.

Gattaz a "encore confiance" en Hollande

Revenant sur l'appel des patrons publié dans le Journal du Dimanche, Pierre Gattaz a estimé qu'il s'agissait d'un moment "historique, car il y a les huit organisations patronales, qui demandent à aller plus vite et plus fort sur le pacte de responsabilité".

"Je crois toujours dans ce pacte et j'ai encore confiance dans le président de la République, à partir du moment où l'on a bien compris que nous-mêmes avons besoin d'avoir confiance", a encore déclaré Pierre Gattaz.

"Je le soutiens depuis le début. Le seul problème est que nous sommes début juillet ou presque et qu'il n'y a toujours rien de 'cranté' dans la loi alors que nous avons besoin d'une visibilité à trois ans", a-t-il précisé.

La menace d'un boycott patronal a déjà provoqué de nombreuses réactions côté syndical. Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a ainsi estimé vendredi qu'une telle décision serait "une profonde erreur. S'il (le patronat, ndlr) ne participe pas au sommet social, il faudra mettre fin au pacte de responsabilité", a-t-il dit.

Y. D .avec AFP