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Chômage: 24.800 demandeurs d'emplois en plus en mai

La situation des seniors en termes d'emploi s'est encore un peu plus tendue en mai.

La situation des seniors en termes d'emploi s'est encore un peu plus tendue en mai. - -

Le mois dernier, le nombre de chômeurs n'ayant pas du tout travaillé a augmenté de 0,7% par rapport à avril, selon les chiffres de Pôle emploi publiés ce jeudi 26 juin par le ministère du Travail.

Michel Sapin avait préparé les esprits. Les chiffres du chômage publiés ce jeudi 26 juin ne sont pas bons. 3,388 millions de personnes n'ont pas travaillé du tout en mai (catégorie A), selon les chiffres de Pôle emploi.

Il y a eu 24.800 chômeurs de catégorie A supplémentaires en mai, un nombre en hausse de 0,7% par rapport au mois dernier. Sur un an, la hausse est de 4,1%.

Ces chiffres "sont le reflet d’une croissance plus faible que prévue au premier semestre qui entraîne des destructions nettes d’emplois marchands", précise le ministère du Travail.

En fonction des sexes, la tendance se maintient: en catégorie A, le chômage des hommes a plus augmenté que celui des femmes, de 1% sur un mois contre 0,4% et de 5,1% sur un an contre 2,9%.

Les démissions en légère hausse

Mauvaise nouvelle également concernant les jeunes, une tranche d'âge dont les progrès avaient coutume de réjouir le gouvernement: les moins de 25 ans ont vu leur nombre de chômeurs en catégorie A augmenter de 0,4%. Pour autant, sur l'année, leur nombre continue de baisser, de 3,1%.

C'est encore pour les seniors que la situation se complique le plus. Il y a eu 0,8% de chômeurs de plus de cinquante ans en catégorie A en mai par rapport à avril. Soit une hausse vertigineuse de 11,5% sur un an.

Catégorie A, B et C confondues (aucune activité et activité réduite), le nombre de chômeur inscrit à pôle emploi depuis un an ou plus a crû de 0,8%, et de 10,3% sur l'année, et celui de ceux inscrits depuis moins d'un an de 0,6%.

Les raisons des inscriptions à Pôle emploi ont par ailleurs changé: les entrées pour cause de fins de CDD et de missions d'intérim, ou de licenciements baissent de 3 à 5%. En revanche, les entrées pour licenciements économiques et démissions augmentent légèrement, d'un peu moins de 1%.

N.G.