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ArcelorMittal présente son plan stratégique pour une partie de ses sites français

Le projet concerne plus particulièrement la société "Amal" pour "ArcelorMittal Atlantique"

Le projet concerne plus particulièrement la société "Amal" pour "ArcelorMittal Atlantique" - -

L’aciériste doit dévoiler à ses salariés français son projet d’organisation industrielle sur trois ans pour son entité Atlantique et Lorraine, ce mercredi 23 janvier. L’enjeu va être de convaincre des employés évidemment remontés par le dossier Florange.

Les salariés de Florange ne baissent pas les armes. Plusieurs d’entre eux sont venus à Paris, ce mercredi 23 janvier, pour remettre à l’Elysée une pétition pour nationaliser le site sidérurgique mosellan détenu par ArcelorMittal. Ils devraient être reçus par Michel Yahiel, conseiller social de François Hollande.

Ils effectuent ce déplacement à Paris alors que le gouvernement s’est prononcé en faveur d’une proposition de loi socialiste dite de "Florange", qui contrerait la fermeture de sites rentables.

Dans le même temps, la direction d’ArcelorMittal présente, en Comité central d'entreprise extraordinaire, son projet industriel sur trois ans pour son entité Atlantique et Lorraine, l'ensemble qui comprend notamment Florange, Dunkerque et la Basse-Indre.

Un projet stratégique de réorganisation qu'ArcelorMittal défend bec et ongles face aux craintes des salariés.

Un réorganisation qui manque de lisibilité, pour les syndicats

Ce projet concerne ainsi "Amal", la société ArcelorMittal Atlantique et Lorraine, qui constitue la partie des activités françaises du groupe qui est la plus impactée par la crise de l'acier. Pour la direction, il s'agit donc d'optimiser au mieux l'organisation et l'imbrication de toutes les activités de cette société.

Le premier axe concerne l'acier de Florange. ArcelorMittal maintient sa décision de fermer les hauts-fourneaux et s'engage à investir 180 millions d'euros sur cinq ans. Ces investissements seront concentrés sur la transformation de l'acier et notamment, l'acier haut de gamme destiné à l'industrie automobile.

Deuxième préoccupation, le site de Basse-Indre. Il s'agit de transférer une partie de ses activités emballage métallique à Florange, là aussi dans un souci d'efficacité.

Mais le problème, pour les syndicats, est le manque de lisibilité de cette réorganisation industrielle. Aujourd'hui, la Direction va donc devoir donner un peu plus de détails et rassurer les salariés sur son intention de faire de "Amal", un producteur incontournable de l'acier noble de demain.

Isabelle Gollentz et BFMbusiness.com