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Air France: mise à pied sans solde des 5 salariés soupçonnés de violences 

(photo d'illustration)

(photo d'illustration) - Thomas Samson - AFP

Les cinq salariés soupçonnés d'avoir exercé des violences contre des vigiles et deux DRH du groupe Air France, le 5 octobre dernier, vont être mis à pied sans solde, dès jeudi.

Selon nos informations, les cinq salariés identifiés par Air France, et déférés mardi devant le parquet de Bobigny pour des soupçons de violences contre des vigiles et deux DRH du groupe, vont être mis à pied à titre conservatoire sans solde à compter de jeudi.

Il s'agit de la première fois que le groupe Air France opte pour une sanction sans solde. Les cinq salariés ont tous reçu une lettre enclenchant la procédure disciplinaire. 

Jugés le 2 décembre

Placés en garde à vue tôt lundi matin, les cinq salariés, âgés de 35 à 48 ans, ont été déférés mardi devant un magistrat du parquet de Bobigny. Ils seront jugés le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des "faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n'excédant pas huit jours".

Plusieurs centaines de salariés avaient fait irruption le 5 octobre dernier dans les locaux de la compagnie, à Roissy, où se tenait un comité central d'entreprise (CCE) consacré à un plan de restructuration prévoyant 2.900 suppressions de postes.

Sous des cris "à poil, à poil", "démission", le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s'était retrouvé torse nu, chemise déchirée, tentant d'échapper à la colère des salariés, tout comme son collègue Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long courrier. Au total, sept personnes avaient été blessées, dont une grièvement selon la direction. Au moins dix plaintes ont été déposées: celles de six vigiles et trois cadres de l'entreprise pour des "violences" et celle d'Air France pour "entrave au CCE" et "dégradations".

A.S. avec Gaëtane Meslin