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Aides à domicile et auxiliaires de vie: les premiers niveaux de salaire sous le Smic

Il faut 18 ans à un salarié pour que sa rémunération dépasse le niveau du Smic, signale l'USB (Union syndicale de branche de l'aide à domicile)

Il faut 18 ans à un salarié pour que sa rémunération dépasse le niveau du Smic, signale l'USB (Union syndicale de branche de l'aide à domicile) - Jeff Pachoud - AFP

Les auxiliaires de vie et aides à domicile ont perdu en 17 ans respectivement 31% et 15% de leur pouvoir d'achat. La grille salariale fixe le salaire brut moyen d'un salarié non qualifié à 972 euros pour un équivalent temps plein avec 16 ans d'ancienneté.

Les auxiliaires de vie et aides à domicile ont perdu en 17 ans respectivement 31% et 15% de leur pouvoir d'achat, avec des premiers niveaux de salaires en dessous du Smic, une situation que prévoit de remédier un accord entre partenaires sociaux qui attend l'agrément de l'Etat.

Une conférence salariale annuelle, le 27 février, a abouti à un accord prévoyant un taux d'évolution de la masse salariale de la branche de l'aide à domicile de +2,7% dès 2020.

Cet avenant qualifié d'"historique" par le président de l'Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (UNA), Guillaume Quercy, doit permettre de sortir plusieurs coefficients "de l'immersion sous le Smic".

La grille salariale fixe le salaire brut moyen d'un salarié non qualifié à 972 euros pour un équivalent temps plein avec 16 ans d'ancienneté, selon la CGT organismes sociaux.

18 ans pour espérer dépasser le Smic

Actuellement, il faut 18 ans à un salarié pour que sa rémunération dépasse le niveau du Smic, précisent les employeurs associatifs de l'USB (Union syndicale de branche de l'aide à domicile).

En 17 ans, le pouvoir d'achat des auxiliaires de vie sociale (catégorie C) et des employés à domicile (catégorie B) a baissé respectivement de 31,3% et 14,98%, ajoute l'USB.

Cet accord "permet de rendre à nouveau concurrentiels et attractifs ces emplois", estime auprès de l'AFP Guillaume Quercy, qui souligne que "tous les étés, on a de plus en plus de mal à remplacer les salariés qui partent en congés". 

Il reste à obtenir l'agrément de l'Etat "sans délai pour qu'on puisse lancer une campagne de recrutement avant l'été", insiste le président de l'UNA pour qui se pose également la question du financement de cette refonte des grilles salariales, évaluée à 600 millions d'euros annuels.

L'UNA demande un "financement dédié de la part de l'Etat via les agences régionales de santé (ARS)". Une conférence sociale sur les métiers du grand âge, sous l'égide des ministères du Travail et de la Santé, avait été annoncée avant l'été. Mais c'était avant la pandémie du coronavirus.

P.S. avec AFP