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Emploi: la vague des plans sociaux commence à prendre de l'ampleur

Fin mai, le nombre hebdomadaire de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a dépassé pour la première fois son niveau de début mars 2020.

Fin mai, le nombre hebdomadaire de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a dépassé pour la première fois son niveau de début mars 2020. - Pascal Guyot-AFP

Le nombre hebdomadaire de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) est passé à 15 fin mai contre 11 début mars, et ce pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire en mars, selon le ministère du Travail.

Alors que la récession en France promet en 2020 d'atteindre -11% du PIB (du jamais vu!), la situation de l'emploi a déjà commencé à se dégrader. Dans la dernière semaine de mai, quinze plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de 1449 postes ont été initiés contre onze plans durant la première semaine de mars, selon les chiffres de la Dares (service des statistiques du ministère du Travail). En cumulé, depuis le début mars, ce sont ainsi 127 PSE qui ont été engagés (cf tableau ci-dessous).

"Le nombre hebdomadaire de plans de sauvegarde de l'emploi dépasse pour la première fois son niveau de début mars" explique la Dares, qui ajoute, "le nombre de suppressions de postes envisagées dans le cadre d’un PSE a plus que doublé par rapport à début mars".

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Par ailleurs, 993 "petits" licenciements collectifs, concernant dans neuf cas sur dix, des licenciements de moins de dix salariés, ont été initiés depuis début mars.

La construction (22%), le commerce et la réparation d’automobile (19%), l’industrie manufacturière (15%) sont les secteurs les plus concernés.

Dans le détail, il y a eu 96 licenciements collectifs de moins de dix salariés mis en oeuvre sur la dernière semaine de mai contre 125 lors de la première semaine de mars. Mais la tendance était à l'augmentation sur le mois de mai, la première semaine ayant enregistré 67 licenciements collectifs.

Le nombre encore modeste des procédures de restructuration est dû au chômage partiel massif déployé depuis le début de la crise sanitaire.

Frédéric Bergé