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Brexit: L'UE ira au bout des négociations et Breton appelle les Britanniques à "accepter les règles"

Invité de Good Morning Business, le commissaire européen au Marché intérieur répète qu'il est "hors de question" de remettre en cause les traités.

Le bras de fer continue. Ce jeudi, Londres a indiqué qu'il ne comptait pas retirer son projet de loi qui contrevient à l'accord de Brexit. De quoi sérieusement entamer les possibilités de négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pour établir un traité post-Brexit. C'est bien un no-deal qui se profile à l'horizon.

Sur BFM Business ce vendredi, Thierry Breton, le commissaire européen au Marché intérieur le martèle: "la négociation ira à son terme de notre côté". Rappelons que Bruxelles a donné à la Grande-Bretagne jusqu'à la fin du mois pour retirer ce projet de loi. "Nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide", poursuit-il.

"Toute l'Europe, et c'est assez inédit, est derrière notre négociateur Michel Barnier qui fait un travail remarquable et dont on peut du reste apprécier le flegme. (...) Le flegme est plutôt du côté des Européens, c'est assez inédit, que du côté des Britanniques. On appelait ça le flegme britannique, il a l'air de changer de camp aujourd'hui ", ironise le commissaire.

"Gesticulations"

Si les Britanniques veulent pouvoir bénéficier du marché intérieur européen, "ils devront accepter, respecter toutes les règles", martèle Thierry Breton.

Quant au traité "si important qui a été le préalable des discussions en ce qui concerne l'Irlande, (...) ce traité, il est hors de question de le remettre en cause". Et de signaler qu'il n'y a pas que l'UE "qui le dit avec force. J'ai entendu ce qu'a dit Madame Pelosi (la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, NDLR). Elle a été extrêmement claire disant que si jamais ce traité était rompu, il n'y aurait aucune relation commerciale entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne".

"Le message de la Commission est extrêmement ferme, on ne peut pas comme ça rompre un accord international", Thierry Breton évoquant des "gesticulations" du gouvernement britannique.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business