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Hollande sur l'immigration: "rendre l'action de l'Europe la plus efficace possible"

François Hollande a commenté les travaux du Conseil européen.

François Hollande a commenté les travaux du Conseil européen. - -

Le chef de l'Etat français s'est félicité des discussions sur l'immigration qui ont eu lieu lors du Conseil européen de Bruxelles ce vendredi. Des axes de travail ont été définis en vue... du prochain Conseil européen.

Les naufrages au large de Lampedusa constituent un "drame humain". Et celui d'octobre qui a fait plus de 130 morts, n'est "ni le premier, ni le dernier", a affimé François Hollande. Le président de la République a désiré que le Conseil européen qui se tient jeudi et vendredi à Bruxelles aborde la question de l'immigration. Avec deux objectifs: "traiter l'urgence" et "anticiper" l'afflux de migrants.

Le Conseil européen a "repris trois principes d'action" pour lutter contre l'immigration illégale et éviter de nouvelles tragédies aux portes de l'Europe, a déclaré François Hollande à l'issue des discussions:
- travailler en coopération avec les "pays d'origine et de transit" traversés par les migrants, le chef de l'Etat citant la Libye, l'Erythrée, la Somalie, mais aussi la Syrie et ses pays voisins qui accueillent les réfugiés, - accorder plus de ressources aux systèmes de surveillance existants (Frontex, Eurosur...) pour "rendre l'action de l'Europe la plus efficace possible", - enfin, lutter contre les mafias, "les passeurs" qui organisent le "trafic de personnes" vers l'Europe.

Une "task force" a été créée, qui travaille déjà "sous l'autorité de la Commission européenne". Son objectif: proposer des mesures qui seront discutées au prochain Conseil européen, en décembre.

Le chef de l'Etat a confirmé, une semaine après l'éclatement de l'affaire Leonarda, que la France allait "tout faire pour accéder les procédures sur l'asile" pour répondre au plus vite "à celles et ceux qui y ont droit" et "bien sûr refusé ceux qui n'y ont pas droit".

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"L'actualité est souvent plus forte que les ordres du jour qui sont établis depuis longtemps", a indiqué François Hollande rappelant que les sujets prévus ont été abordés: numérique, union bancaire, emploi, et partenariats avec des pays voisins... Mais, en plus du dossier de l'immigration, les dernières révélations sur la surveillance exercée par la NSA se sont mêlées aux questions abordées par les chefs d'Etats et de gouvernements.

"Nous avons su dès mon arrivée aux responsabilités" qu'une cyber-attaque avait eu lieu contre l'Elysée, entre les deux tours de la présidentielle, a reconnu François Hollande, réagissant aux dernières informations du Monde. "Nous avons conduit les investigations pour connaître les auteurs de l'attaque, d'où les contacts pris avec la NSA", a-t-il expliqué, ajoutant que les services de l'Etat ont "renforcé les moyens" de "cybersécurité".

Enfin, François Hollande a rappelé qu'il avait souhaité, avec Angela Merkel, mettre en place "un cadre commun de coopération avec les Etats-Unis pour qu'il n'y ait plus ce type de pratiques et de surveillance", en plus du "groupe de travail" déjà mis en place par l'Europe sur le même sujet. L'obectif: connaitre "exactement" l'ampleur de la surveillance de la NSA avant "les révélations quotidiennes de la presse". A terme, a-t-il affirmé, il faudra "en terminer avec des mécanismes de surveillance qui ne sont pas maîtrisés".

V.D.