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Trente patrons, économistes et intellectuels appellent à voter la loi Macron

Le projet de loi d'Emmanuel Macron, destiné à développer la croissance et l'activité, a reçu ce 25 janvier le soutien de 30 patrons et intellectuels.

Le projet de loi d'Emmanuel Macron, destiné à développer la croissance et l'activité, a reçu ce 25 janvier le soutien de 30 patrons et intellectuels. - Eric Piermont - AFP

L'économiste Philippe Aghion, François Villeroy de Galhau de BNP Paribas, Jacques-Antoine Granjon de Vente-privee … sont parmi les signataires d'une tribune publiée ce 25 janvier. Ils jugent "capital de montrer aux Français et à nos partenaires étrangers que notre pays est capable de mouvement".

Il faut faire repartir la machine. C'est le mot d'ordre lancé par trente intellectuels, dirigeants d'entreprises et économistes dans une tribune, publiée par le Journal du Dimanche du 25 janvier, intitulée "Il faut voter la loi Macron".

Les auteurs constatent "que notre économie est en panne et notre société est en peine", et estiment que "trop de réformes (...) ont été repoussées depuis trop longtemps".

"Nous récusons catégoriquement l'idée selon laquelle certaines avancées ne méritent pas d'être appliquées parce qu'elles seraient trop timides (...) Nous n'avons pas le droit de refuser de faire les pas qui vont dans la bonne direction, quand bien même nous aimerions qu'ils soient plus grands ou plus rapides", indiquent-ils.

Parmi les signataires figurent notamment l'économiste Philippe Aghion, le directeur général délégué de BNP Paribas François Villeroy de Galhau, le PDG de Vente-privee Jacques-Antoine Granjon, le cofondateur et PDG de PriceMinister Olivier Mathiot, le cofondateur de la KissKissBankBank Vincent Ricordeau, l'écrivain Erik Orsenna ou encore l'initiateur du mouvement des "Pigeons" et associé du fonds de capital-risque Isai, Jean-David Chamboredon.

Les auteurs de l'appel jugent "capital de montrer aux Français et à nos partenaires étrangers que notre pays est capable de mouvement".

Un texte débattu à l'Assemblée dès lundi

 "Dans une France qui a le sentiment de s'enfoncer dans l'impasse et qui ressent plus vivement encore depuis le 7 janvier l'urgence d'un rebond collectif, l'immobilisme politique serait une faute et nourrirait directement le populisme", estiment-ils.

 "Pour toutes ces raisons, nous pensons que le Parlement ne devrait pas amoindrir la loi Macron (...), surtout, nous lui demandons de la voter", ajoutent les auteurs, en appelant à ce que le texte soit "le commencement d'un nouveau cycle".

Le projet de loi Macron pour la croissance doit être débattu à l'Assemblée à partir de lundi 26 janvier et pendant deux semaines. Il a fait l'objet d'un long examen en commission spéciale, avec à la clef 495 amendements adoptés. Mais la contestation, notamment d'une partie de la gauche qui le juge trop "libéral", reste vive.

Le projet de loi comprend quelque 200 articles. L'extension du travail du dimanche dans les commerces et la libéralisation des professions réglementées du droit constituent les deux mesures les plus controversées.

C.C. avec AFP