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SNCF: la CGT-Cheminots appelle à son tour à une grève reconductible à partir du 5 décembre

Après SUD-Rail et l'Unsa ferroviaire, la CGT-Cheminots appelle à son tour à une grève reconductible à la SNCF à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites.

Après SUD-Rail et l'Unsa ferroviaire, la CGT-Cheminots appelle à son tour à une grève reconductible à la SNCF à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. - Anne-Christine Poujoulat-AFP

Après SUD-Rail et l'Unsa ferroviaire, la CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, appelle à son tour à une grève reconductible, à partir du 5 décembre contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

La crispation syndicale à la SNCF sur la réforme des retraites est à son comble avec la prise de position de la CGT-Cheminots en faveur d'une grève reconductible à partir du 5 décembre prochain. Le syndicat rejoint ainsi SUD-Rail (3ème syndicat à la SNCF) et l'Unsa ferroviaire (2ème syndicat), et FO-Cheminots (5e, non-représentatif) la CDFT-Cheminots n'ayant pas rejoint l'appel à la grève.

Premier syndicat de la SNCF, l'organisation cégétiste, sur son compte Twitter (cf illustration ci-dessous), "appelle les cheminots à s'inscrire massivement dans la grève le 5 décembre et à participer aux assemblées générales pour décider des suites". La CGT-Cheminots estime que "le rapport de forces peut et doit être supérieur à celui de 2018", qui n'avait pas réussi à bloquer la réforme ferroviaire menée par la ministre Élisabeth Borne.

Le syndicat affirme que "les contours de la future réforme des retraites sont rejetés massivement par les cheminots" et exigeant "l'amélioration du régime général et la réouverture du régime spécial par son extension à la branche ferroviaire."

Quelques heures auparavant, le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, avait estimé que le mouvement social annoncé par les syndicats le 5 décembre dépassait la seule société publique, tout en se disant "à la manoeuvre" pour "dialoguer" sur les sujets spécifiquement cheminots.

"Le mouvement social qui pourrait naître le 5 décembre n'est pas spécifique à la SNCF, c'est un mouvement général lié à une réforme générale, celle du système des retraites pour tous les salariés français. (...) Sur ce sujet-là, les éléments de négociation ne m'appartiennent pas, ce n'est pas le président de la SNCF qui mène la réforme des retraites dans ce pays", a-t-il souligné
Frédéric Bergé avec AFP