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La ministre des Transports fait face à la colère des routiers qu'elle recevra "prochainement"

Les transporteurs routiers sont en rogne contre le gouvernement qui  veut supprimer des avantages fiscaux sur le gasoil dont bénéficie le secteur.

Les transporteurs routiers sont en rogne contre le gouvernement qui veut supprimer des avantages fiscaux sur le gasoil dont bénéficie le secteur. - Ludovic Marin-AFP

La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne recevra "prochainement" les représentants des transporteurs routiers. Ceux-ci sont farouchement opposés aux annonces du gouvernement sur la hausse de la fiscalité du gasoil utilisé par le secteur.

Les routiers vont-ils faire passer une rentrée "musclée" à leur ministre de tutelle, Élisabeth Borne? Leur grogne se focalise sur une série de mesures aggravant le poids de la fiscalité sur le gasoil utilisé par les transporteurs.

Au début de l'été, la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), principale organisation patronale du secteur, avait mis en garde le gouvernement contre des manifestations et des "débordements" à la rentrée.

Elle dénonçait, outre la réduction du remboursement partiel dont bénéficie le transport routier sur le gasoil, la suppression progressive de la niche fiscale sur le gazole non routier, la suppression d'allègements de charges, la taxation accrue sur les contrats courts et la requalification de la fiscalité des entrepôts, "sans compter un alourdissement général des normes réglementaires induisant une augmentation des charges des entreprises".

La ministre a une fois de plus justifié la réduction, annoncée début juillet, du remboursement partiel dont bénéficie le transport routier de marchandises sur le gasoil. "Je pense que c'est juste et c'est écologiquement pertinent que le transport routier participe à l'entretien des infrastructures (...), qui nécessitent beaucoup d'investissements", a expliqué la ministre sur France Inter.

"Ensuite, il y a d'autres mesures qui préoccupent les transporteurs routiers et il ne s'agit pas de mettre un secteur en difficulté. Je les recevrai prochainement pour qu'on puisse examiner l'ensemble des mesures qui les impacte", a-t-elle ajouté sans avancer de date.

La FNTR doit maintenant réunir ses instances le 4 septembre pour décider d'un "plan d'action". "On espère se faire entendre avant d'aller très, très loin", a affirmé une porte-parole. "On compte sur la bonne intelligence de tout le monde, on n'a pas forcément envie de bloquer" a-t-elle ajouté.

La Fédération doit aussi se coordonner avec les autres organisations syndicales du secteur, l'Union des entreprises de transport et logistique de France (TLF) et l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), a-t-elle relevé.

Frédéric Bergé avec AFP