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SNCF : les syndicats divergent sur une poursuite de la grève cet été

Laurent Berger espère sortir au plus vite du conflit à la SNCF.

Laurent Berger espère sortir au plus vite du conflit à la SNCF. - Bertrand Guay - AFP

La CGT et Sud Rail décideront cette semaine s'ils comptent continuer la grève contre la réforme ferroviaire au delà du 28 juin. La CFDT, elle, cherche à "sortir au plus vite du conflit".

Les divergences entre syndicats de la SNCF se font palpables à mesure que s'approche le 28 juin, date de fin prévue de la grève trois jours sur cinq des cheminots. Alors que la CFDT indique ce dimanche vouloir sortir au plus vite du conflit, CGT et Sud Rail seraient prêts à poursuivre la grève cet été.

Les deux syndicats, "les plus puissants dans le rail décideront cette semaine s'ils débordent au-délà du 28 juin et choisissent de perturber les vacances d'été", selon le JDD de ce 27 mai.

De leur côté, la CFDT et l'Unsa visent le compromis. Ils estiment avoir obtenus de sérieuses avancées auprès du gouvernement, notamment lorsqu'après leur visite à Matignon vendredi, le Premier ministre a promis la reprise de 35 milliards d'euros de dette de la SNCF.

Désaccord sur la "Marée populaire"

Même si elle souhaite avancer sur d'autres points, la CFDT "veut sortir au plus vite du conflit", a affirmé Laurent Berger, son secrétaire général, dans le JDD. À condition que ce soit "dans de bonnes conditions pour les cheminots et l’avenir du transport ferroviaire".

En attendant la fin du débat parlementaire sur la réforme de la SNCF, "la CFDT ne veut pas relâcher la pression". Jusqu'au vote du Sénat le 5 juin et la commission mixte paritaire prévue le 13 juin, "la mobilisation continue".

Laurent Berger profite par ailleurs de cet entretien pour critiquer la présence de la CGT à la "marée populaire", la manifestation anti-Macron organisée samedi par les partis de gauche et les associations. "Est-ce le rôle d’une organisation syndicale d’aller se perdre dans ces combats-là, au nom d’une soi-disant convergence des luttes qui remet en cause l’indépendance syndicale ?", s’est-il demandé.

N.G.