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Quand Macron répond à Montebourg

Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, lors de la passation de pouvoir à Bercy.

Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, lors de la passation de pouvoir à Bercy. - Eric Piermont - AFP

Invité de BFM Business, le ministre de l'Economie a répondu aux attaques de son prédécesseur concernant la politique menée par l'exécutif.

Invité de BFM Business ce jeudi 2 avril, Emmanuel Macron ne s’est pas seulement expliqué sur le cas Dailymotion. Il a aussi réglé - même s’il s’en défend - quelques comptes avec Arnaud Montebourg. Pour rappel, celui-ci avait violemment critiqué l’exécutif actuel, qu’il accuse d’étouffer l’économie française.

"Quand on est un responsable politique, il y a une élégance et un principe républicain qui est: on ne commente pas ce que fait son successeur. Et moi je considère qu’on n’a pas à commenter ce que dit son prédécesseur", a réagi le ministre de l’Economie. "Donc je m’en tiendrai à cette élégance et à cette politesse républicaine. (…) Avoir quelques règles de comportement, ça aide toujours à mieux vivre".

"Je n'ai jamais cru à la démondialisation"

"Je ne veux pas polémiquer, je pense que l’économie française mérite mieux. Et moi, je m’occupe d’économie", a-t-il poursuivi. Avant d’en rajouter une couche sur les 34 plans industriels, lancés par le ministre Montebourg en 2013, et qui seront bientôt réduits au nombre de 10. "34 priorités, ça veut dire qu'il n'y a plus de priorités, n'importe quel chef d'entreprise qui nous écoute aujourd'hui sait qu'il n'a pas 34 priorités. Et même quand on est un très grand pays, on n'a pas 34 priorités", a-t-il martelé.

Enfin, Emmanuel Macron a assuré n’avoir "jamais cru à la démondialisation ou au repli sur soi (...) C'est une illusion et une partie parfois de la gauche vit sur cette illusion. C'est une erreur". Pour rappel, Arnaud Montebourg s’était présenté à la primaire socialiste en 2011 avec un programme basé sur…la démondialisation.

Y.D.