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Production industrielle : plus fort rebond depuis 2016

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Après +0,5% en avril, la production progresse de 2,1% en mai, grâce notamment à l'activité dans les secteurs de la chimie-pharmacie.

Nouvel indicateur très encourageant pour la France. Selon l’Insee, la production industrielle a bondi de 2,1% en mai, il s’agit du deuxième mois consécutif à la hausse (+0,5% en avril, chiffre révisé à la hausse) et surtout la plus forte hausse depuis novembre 2016.

Cette progression s'inscrit nettement au-dessus des attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur une progression limitée à +0,2%.

La seule production manufacturière (hors énergie) a augmenté de 1,6% (après -0,1%) grâce notamment à l'activité dans les secteurs de la chimie-pharmacie (+14,6%). La production augmente dans les biens d’équipement (+2,5 %), dans les industries extractives, énergie, eau (+2,0 %) et plus modérément dans les « autres industries » (+0,2 %). À l’inverse, elle diminue dans les matériels de transport (−1,2 %), dans les industries agroalimentaires (−0,7 %) et dans la cokéfaction et raffinage (−1,0 %).

Retournement en juin ?

La poursuite du rebond de la production d'énergie (+4,6%) après un hiver clément explique également ce rebond, explique le statisticien. Elle s'est par ailleurs redressée dans les matériels de transport (+3,3% après -3,1%) mais a diminué de 0,9% dans l'agroalimentaire.

Sur les trois mois à fin mai, la production a augmenté dans l’ensemble de l'industrie (+0,5%) comme dans l'industrie manufacturière (+0,2%) par rapport aux trois mois précédents. Sur un an, les hausses sont de 1,4% pour la première comme pour la seconde.

Cette progression va-t-elle se maintenir ? Pas sûr : rappelons que la Banque de France a décidé de revoir à la baisse la croissance du deuxième trimestre à 0,2% (-0,1 point), soulignant notamment une baisse « significative » en juin de la production industrielle, et notamment dans l'automobile, le caoutchouc-plastique et l'informatique-électronique.

L’indicateur de juin sera donc à observer de près.

la rédaction