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Montebourg pointe "le grave risque déflationniste" en zone euro

Arnaud Montebourg a critiqué la BCE

Arnaud Montebourg a critiqué la BCE - Jeff Pachoud - AFP

Le ministre de l'Economie est revenu, ce lundi 25 août, sur ses positions économiques après avoir, la veille, fâché Matignon. Il a justifié sa volonté de réformer l'économie en citant le risque déflationniste.

Arnaud Montebourg défend ses positions. Le ministre de l'Economie a, dimanche 24 août à la fête de la Rose, provoqué l'ire de Matignon, en réclamant une "réforme majeure de la politique économique".

Ce lundi 25 août, Arnaud Montebourg est revenu, sur Europe 1, sur cet épisode, assurant "ne pas se placer" dans l'hypothèse d'un départ du gouvernement.

Le ministre de l'Economie a surtout effectué un travail d'argumentation pour justifier l'inflexion qu'il demande au niveau de la politique économique.

Et dans ce but, le ministre a pointé "le risque déflationniste (la baisse des prix, ndlr)" en zone euro, c'est-à-dire une spirale négative" dont "le Japon n'est sorti que par un électrochoc". 

"La réduction des déficits coule l'économie européenne"

Citant "les économistes du monde entier", et "Madame Lagarde qui n'est pas socialiste", il a affirmé qu'il faut corriger la politique économique". 

Et, comme il l'avait déjà fait la veille, Arnaud Montebourg a rembrayé sur la nécessité d'abandonner la politique d'austérité.

"La marche de la réduction des déficits de façon forcée est en train de couler les économies européennes et nous ne voulons pas que l'Union européenne continue sa descente aux enfers", a-t-il a ainsi déclaré.

Des annonces sur le logement "dans quelques heures"

Et Arnaud Montebourg de déduire qu'il "est impossible de réduire les déficits" que par des mesures d'économies.

Au passage, il a une nouvelle fois critiqué la banque centrale européenne qui est "incapable de faire ce que toutes les autres banques centrales font".

Interrogé, ensuite, sur les futures annonces que le gouvernement doit dévoiler pour relancer le logement et la construction, le ministre de l'Economie a simplement affirmé que Manuel Valls allait s'exprimer sur ce sujet "dans quelques heures".

Julien Marion