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Montebourg: "la finance, c'est comme le cholestérol..."

Arnaud Monetbourg s'en est pris à BNP Paribas et Société Générale, ce jeudi 5 septembre au Bourget.

Arnaud Monetbourg s'en est pris à BNP Paribas et Société Générale, ce jeudi 5 septembre au Bourget. - -

En déplacement au Bourget, jeudi 5 septembre, le ministre du Redressement productif a tenu un discours comparant la bonne et la "mauvaise" finance. A l'endroit même où François Hollande l'avait considéré comme son "adversaire".

Le clin d'oeil n'est pas passé inaperçu. A l'occasion de l'annonce de la relocalisation de la production de Solex en France, Arnaud Montebourg s'en est pris aux banques n'ayant pas soutenu ce projet.

"La finance, c'est comme le cholestérol. Il y a la bonne et la mauvaise", a ainsi déclaré le ministre du Redressement productif, en déplacement...au Bourget.

Devant les employés de la société Easybike (qui assure la production des Solex), Arnaud Montebourg n'a d'ailleurs pas manqué d'évoquer un "discours du Bourget bien important sur ce sujet" de François Hollande en janvier 2012. Le candidat socialiste avait affirmé que la finance était son "adversaire" lors d'un meeting ayant marqué sa campagne électorale.

"La Société Générale, n'en parlons même pas"

Il s'en est ensuite pris aux banques qui ont refusé de soutenir le projet de relocalisation de Solex et a saisi l'occasion pour saluer le soutien de la Banque publique d'investissement (BPI), qui a apporté un prêt de 1,3 million remboursable à la société Easybike.

"La BPI ne se fait pas d'argent sur le dos" de Solex, a-t-il assuré, avant d'aborder le dossier de "la mauvaise finance" et de dénoncer "le secteur bancaire" qui "a d'autres occupations, comme spéculer sur les marchés ou gagner de l'argent facilement dans le "trading" à haute vitesse".

BNP Paribas et Société Générale en ont ensuite pris pour leur grade. Il a d'abord souligné que "l'accès au capital" (les taux pratiqués) à la BPI est de 4%, alors qu'à la BNP il oscille entre "7 et 12%".

"Et si vous allez à la Société Générale, n'en parlons même pas, parce qu'ils doivent payer les parachutes dorés des dirigeants", s'est-il emporté.

Pour conclure, il s'est déclaré "très fier" que la "BPI fasse une concurrence déloyale au secteur bancaire".

Y. D.