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Viaduc de Gênes: la société d'autoroutes paiera la reconstruction qu'elle ne réalisera pas

Le 14 août, ce pont autoroutier s'est effondré, faisant 43 morts. Il était géré par l'opérateur Autostrade per I'Italia, filiale à 88% du groupe italien Atlantia.

Le 14 août, ce pont autoroutier s'est effondré, faisant 43 morts. Il était géré par l'opérateur Autostrade per I'Italia, filiale à 88% du groupe italien Atlantia. - AFP

Le ministre italien des Infrastructures, Danilo Toninelli, a annoncé que la société Aspi (Autostrade per l'Italia) ne reconstruirait pas le viaduc Morandi à Gênes, en partie effondré, mais qu'elle paierait toute cette reconstruction.

La facture de la reconstruction du viaduc de Gênes, en partie effondré, incombera à la société d'autoroutes mais celle-ci ne réalisera pas les travaux. Ainsi en a décidé le ministre italien des Infrastructures, Danilo Toninelli. Le 14 août 2018, ce pont autoroutier s'était effondré, faisant 43 morts. Il était géré par l'opérateur Autostrade per I'Italia, filiale à 88% du groupe italien Atlantia.

"Ce ne sera pas Autostrade per l'Italia qui reconstruira le pont Morandi (...). La reconstruction sera confiée à une entité publique, mais c'est la société concessionnaire Aspi qui paiera les coûts", a dit le ministre italien devant les députés. "Le gouvernement est uni sur le point suivant: les travaux de reconstruction du pont ne peuvent être confiés et suivis par qui avait juridiquement la responsabilité qu'il ne s'écroule pas", a-t-il ajouté. Pour lui, ce serait "une folie et irrespectueux vis-à-vis des victimes".

Le groupe Altantia a perdu 30% en Bourse depuis le drame

"Le financement total de l'oeuvre par la société concessionnaire représente seulement une petite partie des dommages dus et n'a rien à voir avec la procédure de révocation de la concession", a indiqué Danilo Toninelli.

"À partir de maintenant, tous les concessionnaires, publics ou privés, seront dans l'obligation de réinvestir une grande partie de leurs bénéfices dans la modernisation des infrastructures (...) et devront comprendre que l'infrastructure n'est pas une rente mais un bien public du pays" a ajouté le ministre italien.

Depuis le drame, le titre du groupe Atlantia, qui contrôle la société d'autoroute incriminée, contrôlé par la famille Benetton, a plongé en Bourse de près de 30%.

F.B avec AFP