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Taxes sur l'automobile: l'UE promet une réaction "rapide" si Washington met sa menace à exécution

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président des Etats-Unis Donald Trump, en juillet 2018.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président des Etats-Unis Donald Trump, en juillet 2018. - Saul Loeb - AFP

La Commission européenne a promis une réaction "rapide" et "adéquate", si Donald Trump venait à décider d'imposer des taxes sur les importations américaines d'automobile. À cette heure, Bruxelles espère toujours une issue "positive" des négociations avec Washington.

La Commission européenne a promis lundi une réponse "rapide et adaptée" si les Etats-Unis concrétisaient leurs menaces de surtaxer les automobiles européennes importées aux Etats-Unis.

Dimanche soir, le ministère américain du Commerce a annoncé avoir officiellement remis à la Maison Blanche son rapport sur l'industrie automobile qui pourrait déclencher une surtaxe des voitures importées et intensifier les tensions avec l'Europe.

Le président Trump a désormais 90 jours pour prendre la décision d'imposer ou non des taxes supplémentaires sur les importations de voitures et d'équipements automobiles, un épouvantail pour cette industrie en Europe, notamment en Allemagne.

Une réaction "rapide et adéquate"

"La Commission européenne est au courant de la conclusion d'une enquête menée par le ministère américain du Commerce sur la question de savoir si les importations de voitures représentent une menace pour la sécurité nationale américaine", a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas.

"Si ce rapport se traduisait par des mesures préjudiciables aux exportations européennes, la Commission européenne réagirait de manière rapide et adéquate", a-t-il ajouté, lors d'un point presse à Bruxelles.

Bruxelles espère une "issue positive"

La Commission espère cependant pour le moment une issue "positive" des négociations commerciales entre l'Union européenne avec les Etats-Unis, après la trêve conclue entre le président américain Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en juillet dernier. Jean-Claude Juncker "a confiance dans la parole du président Trump. L'UE tiendra parole, tant que les USA feront la même chose", a déclaré Margaritis Schinas.

Samedi, la chancelière allemande Angela Merkel avait jugé "effrayant" que les Etats-Unis considèrent les automobiles européennes importées comme une menace pour la sécurité nationale, une mesure qui aggraverait encore les tensions americano-européennes.

Jean-Christophe Catalon avec AFP