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Mercosur: Christiane Lambert dénonce un "coup de poignard dans le dos des agriculteurs français"

Invitée ce vendredi de RMC et BFMTV, la présidente de la FNSEA a dénoncé l'accord de libre-échange conclu entre l'UE et le Mercosur. Elle demande à être reçue par Emmanuel Macron et appelle les consommateurs à se mobiliser pour que ce traité ne soit pas ratifié.

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) fait décidément l'objet de nombreuses critiques. Invitée ce vendredi sur RMC et BFMTV, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a dénoncé ce traité qu'elle considère comme un "coup de poignard dans le dos des agriculteurs français". 

"Face à la bronca et au soulèvement général contre ce sujet des agriculteurs, de l'industrie agroalimentaire, des consommateurs et des associations de protection de l'environnement, il y a une remise en doute" de cet accord, a estimé la présidente du premier syndicat agricole, demandant d'être reçue par le président de la République. 

"On va importer une agriculture que les Français ne veulent pas"

"M.Bolsonaro, le président brésilien, depuis qu'il est arrivé au pouvoir a réautorisé 239 produits phytosanitaires de traitement des cultures qui étaient interdits auparavant et 80% des produits phytosanitaires pour traiter les plantes utilisés dans les pays du Mercosur sont interdits en Europe. Donc on va importer une agriculture que les Français ne veulent pas ", assure Christiane Lambert, ajoutant que "moins de 10% du cheptel dans ces pays et identifié". 

Selon elle, l'accord du Mercosur correspond à une "amazonisation de l'agriculture". Si elle précise que la FNSEA est "pour le commerce", elle s'oppose fermement à ce traité et demande à ce qu'il "ne soit pas ratifié". Et Christiane Lambert de conclure en appelant les consommateurs qui "sont à (leurs) côtés" à se mobiliser. 

Paul Louis