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LSK, l'ex-entreprise de DSK en faillite

Dominique Strauss-Kahn a perdu plus de 600.000 euros en investissant dans LSK

Dominique Strauss-Kahn a perdu plus de 600.000 euros en investissant dans LSK - Martin Bureau - AFP

LSK, société présidée jusqu'à peu par Dominique Strauss-Kahn, a été déclarée en faillite, ce vendredi 7 novembre. L'ex-patron du FMI a perdu plus de 600.000 euros dans cette entreprise.

La descente aux enfers continuent pour la société d'investissement Leyne Strauss-Kahn & Partners (LSK). L'entreprise présidée jusqu'à récemment par Dominique Strauss-Kahn, a été déclarée en faillite ce vendredi 7 novembre par la justice luxembourgeoise, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le tribunal de commerce de Luxembourg a ainsi prononcé la faillite de l'entreprise, qui s'était déclarée il y a deux jours en cessation de paiement, a-t-on appris auprès de la justice du Grand-Duché, qui a désigné un curateur, c'est-à-dire une personne chargé de gérer la faillite de la société.

Deux autres sociétés du groupes LSK, Assya Partners et First Partners, ont également été déclarées en faillite avec le même curateur.

Les déboires de la société avaient éclaté au grand jour fin octobre après le suicide de son fondateur Thierry Leyne, quelques jours après que Dominique Strauss-Kahn a quitté l'entreprise, dont il avait pris la présidence fin 2013. Il n'occupe plus aucune fonction au sein de ce groupe.

600.000 euros de pertes pour DSK 

Les deux associés avaient pour projet de lancer un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars, récoltés en priorité auprès d'investisseurs de pays émergents. 

L'ex patron du Fonds monétaire international (FMI) avait pris ses distances par rapport à LSK et mettant en lumière les difficultés de la société dans Le Parisien du 30 octobre dernier. 

Il expliquait notamment au quotidien que Thierry Leyne avait contracté "une série d'emprunts excessifs".En outre, Dominique Strauss-Kahn avait reconnu avoir "probablement perdu" son investissement dans la société financière . Ce qui représenterait plus de 600.000 euros selon les documents déposés au greffe luxembourgeois. 

Pourtant plusieurs signaux auraient dû l'alerter. Le cabinet d'audit Ernst & Young avait ainsi émis des réserves sur les comptes 2011 de la société. Et le 12 décembre 2013, le commissaire aux comptes émanant de ce cabinet avait présenté sa démission. 

J.M. avec AFP