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Les parents n’ont pas à payer la place de crèche laissée vide pendant la crise sanitaire

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image d'illustration - AFP

Certaines familles ont reçu une facture de la part de leur crèche alors qu’ils n’avaient pas bénéficié d’un accueil. La secrétaire d’Etat auprès de ministre de la santé Christelle Dubos rappelle que l’Etat a versé des aides aux établissements pendant la crise pour éviter aux parents d’être facturés

Pas de prestation, pas de facturation. Pendant la crise sanitaire, les crèches ont fermé leurs portes et offrent un accueil restreint depuis le déconfinement. Pourtant, certains établissements ont fait parvenir une facture aux parents qui ont dû se débrouiller par eux-mêmes pour garder leurs enfants. Pour la secrétaire d’Etat auprès de ministre de la santé Christelle Dubos, ils n’ont pas à la régler.

"Je ne vais pas m’immiscer entre un contrat privé qui lie les parents à leur crèche. Mais je veux que les choses soient claires : si nous avons soutenu chaque place de crèche non occupée pendant la crise, c’est pour éviter aux parents d’être facturés. Ce n’est pas compatible", tranche Christelle Dubos dans une interview publiée dans le Parisien.

450 millions d'euros débloqués

Les parents n’ont donc pas à payer une place de crèche laissée vide pendant la crise "j’invite tous les parents à être vigilants sur ce point ", insiste-t-elle.

L’Etat a débloqué 450 millions d’euros pour aider les crèches et les maisons d’assistances maternelles. Ces fonds sont justement destinés à assurer l’équilibre financier de ces établissements qui ont dû fermer leurs portes, en garantissant les salaires de 600.000 professionnels et la pérennité de leurs emplois.

De plus, les assistantes maternelles ont bénéficié d’un nouveau système d’aide : l’accès à l’activité partielle leur a été ouvert en urgence. "100 000 en ont bénéficié", avance la secrétaire d’Etat, sur les 300.000 que compte le secteur.

"Les professionnels de la petite enfance vulnérables ou qui avaient des besoins de garde pour leurs propres enfants ont aussi pu bénéficier des arrêts de travail élargis. Nous avons protégé ceux qui s’occupent de nos enfants", souligne Christelle Dubos.
Coralie Cathelinais