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Le repas à un euro sera réservé aux boursiers et aux étudiants précaires à partir de la rentrée

Le dispositif avait été étendu à tous les étudiants en janvier dernier. Cette nouvelle annonce, faite par la ministre Frédérique Vidal, passe mal auprès de certains syndicats étudiants.

C'était une des annonces phares d'Emmanuel Macron pour le monde étudiant. En janvier dernier, le président de la République annonçait l'extension du dispositif de repas à un euro à tous les étudiants, même non-boursiers, dans les restaurants universitaires.

"Le ticket U à un euro a permis de servir plus de 11 millions de repas dans les restaurants universitaires des Crous depuis janvier dernier" s'est félicitée vendredi Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieure, lors d'une conférence de presse.

La ministre en a ensuite profité pour annoncer la réduction du périmètre de ce dispositif pour la rentrée prochaine.

"Le gouvernement a décidé que les étudiants boursiers ainsi que les non-boursiers en situation de précarité pourront continuer de se restaurer pour un euro dans les restaurants universitaires à la rentrée" a-t-elle indiqué.

Une pétition contre cette décision

Le ticket U repasse donc à 3,30 euros pour les étudiants non-boursiers et ceux qui ne se trouvent pas en "situation de précarité." Interrogée par la suite sur cette annonce, la ministre a confirmé que "l'ensemble des étudiants bousiers reste sur une tarification à un euro". En revanche, pas de précisions sur les critères précise de précarité pour les non-boursiers qui souhaitent aussi profiter du repas à un euro.

L'annonce a néanmoins provoqué la colère des syndicats étudiants, à commencer par l'Unef. "Alors que la crise sanitaire a particulièrement touchée les étudiants, le gouvernement ne prend toujours pas ses responsabilités face à la précarité !" écrit le syndicat, qui a lancé une pétition en ligne.


Sur Twitter, le député du Val-de-Marne, Jean-François Mbaye, membre de La République en Marche (LREM) s'est aussi interrogé sur "l'opportunité du retrait de cette mesure au moment où nous nous félicitons de l'impact positif du plan de soutien aux jeunes."

Thomas Leroy Journaliste BFM Business