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L'UE propose de garantir les plans de chômage partiel des Etats membres jusqu'à 100 milliards d'euros

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La Commission européenne a proposé jeudi de créer un instrument pour garantir jusqu'à 100 milliards d'euros les plans nationaux de soutien à l'emploi mis en place en raison de la pandémie de coronavirus.

L'UE multiplie les initiatives pour soutenir ses Etats membres face à la crise. Dans un communiqué publié jeudi, l'instance suggère de mettre en place un instrument qui permettra aux Etats d'obtenir des prêts de l'UE "à des conditions favorables".

Dans le détail, il s'agit de fournir "une assistance financière allant jusqu'à 100 milliards d'euros au total, qui prendra la forme de prêts octroyés par l'UE aux États membres à des conditions favorables. Ces prêts aideront les États membres à faire face à l'augmentation soudaine de leurs dépenses publiques destinées à préserver l'emploi", détaille l'exécutif européen.

Répondant au nom de SURE, pour "Support to mitigate Unemployment Risks in an Emergency", l'instrument en question a également pour but de protéger "les travailleurs touchés par la pandémie de coronavirus," poursuit la Commission.

"Nous unissons nos forces à celles des États membres pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance. C'est la solidarité européenne", s'est félicité la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse.

Quid du financement?

Pour financer les prêts octroyés aux États membres, la Commission emprunterait sur les marchés financiers, ce qui permettrait aux Etats de bénéficier "des faibles coûts d'emprunt" de l'UE, souligne le communiqué.

Ces prêts, destinés aux pays dans les situations "les plus urgentes", seraient confortés par "un système de garanties volontaires des États membres".

Cette proposition doit être présentée le 7 avril aux ministres des Finances de l'UE, qui se réunissent par visioconférence.

L'idée d'un mécanisme de réassurance chômage européen n'est, en réalité, pas nouvelle. Ursula von der Leyen l'avait déjà évoquée lors de sa candidature à la présidence de la Commission européenne. Il s'agissait alors d'anticiper les "chocs externes sévères."

JCH avec AFP