BFM Business

Le secteur des discothèques prêt à déposer un recours pour inégalité de traitement

Sur BFM Business, Patrick Malvaes, Président du Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs s'insurge du maintien de la fermeture des 'boîtes de nuit' alors que bars et restaurants pourront faire danser leurs clients tout l'été.

"Nous sommes le seul secteur sans perspective". Dans le Grand journal de l'éco ce vendredi, Patrick Malvaes, Président du Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs ne cache pas son amertume.

En effet, les discothèques sont encore exclues du calendrier de réouvertures des commerces qui s'étale jusqu'à la fin juin. Ce sont les seules entreprises à être totalement fermées depuis le premier confinement le 15 mars 2020.

"On arrive à 15 mois de fermeture, et l’épidémie s’est propagé sans que les discothèques aient eu une quelconque part là-dedans. Le lien entre discothèques et expansion de la pandémie n'est pas prouvé", s'agace le responsable.

Double peine

Et "quand des entreprises sont fermées aussi longtemps, on ne se contente pas de leur dire à la fin d’une communication qu'elles resteront fermées. On est mis devant le fait accompli", poursuit-il.

Le secteur craint par ailleurs une double peine, "une inégalité de traitement" avec les cafés et restaurants. "Quand on permet à des établissements d’ouvrir avec des terrasses sans préciser s'ils pourront faire danser ou pas, ça parait un peu bizarre", raille Patrick Malvaes.

Et de poursuivre: "L’été dernier, il y a eu déconfinement et pendant tout l’été, on a permis aux hôtels, restaurants et campings de faire discothèque. Tout le monde pouvait le faire sauf nous. Si c’est pour nous refaire un été meurtrier en 2021, il ne faut pas compter sur nous et nous irons sur tous les lieux où ce genre de manifestation a lieu pour dire: 'Ils ne peuvent pas faire discothèque puisqu’on ne nous l’a pas permis'".

Et le secteur entend aller plus loin: "J’ai demandé à mes avocats de préparer un recours devant le conseil d’Etat et on va surveiller ça sans arrêt parce que s'il y a une inégalité de traitement, c’est parfaitement inadmissible."

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business