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Jean-Luc Mélenchon propose "cinq fruits et légumes à petits prix bloqués"

Le patron de LFI et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, le 12 juin 2021 à Paris

Le patron de LFI et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, le 12 juin 2021 à Paris - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP

Pour lutter contre "l'insécurité alimentaire collective", le leader de la France insoumise et candidat à l'élection présidentielle suggère une loi qui interdirait les "fermes-usines" et assurerait des "petits prix bloqués" pour cinq fruits et légumes.

Le candidat insoumis à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a proposé une "loi de sécurité alimentaire" incluant "cinq fruits et légumes à petits prix bloqués" et une priorité donnée aux "cultures vivrières" plutôt qu'aux "fermes-usines", vendredi dans un entretien à Libération.

"Le pays est en état d'insécurité alimentaire collective", estime le président du groupe des députés France insoumise. "La pandémie a rompu les chaînes d'approvisionnement et fait exploser les prix. Or 50 % des fruits et légumes par exemple sont importés". Il déplore que "huit millions de personnes (aillent) à l'aide alimentaire, parmi eux 30 % de gosses et 50 % de femmes. Un Français sur cinq se prive de repas dans la journée".

"On veut juste sauver la santé de nos gosses"

Pour y remédier, il souhaite une "loi de sécurité alimentaire". Celle-ci interdirait par exemple les "fermes-usines" au profit des "cultures vivrières": "Réservons des surfaces prises aux grandes exploitations pour y installer des jeunes agriculteurs qui feront de la production vivrière. Et gelons leurs dettes pour ceux qui passent au 100 % bio."

Jean-Luc Mélenchon "propose tout de suite cinq fruits et légumes à petits prix bloqués", ou encore "un prix garanti aux paysans et qu'on ne puisse pas le multiplier au-delà d'un seuil", pour "éviter que les grandes surfaces fassent 40% de marge sur les pâtes par exemple". L'Insoumis prône aussi "100% de l'alimentation collective en cantine scolaire bio et objectif 100% végétarien".

Interrogé sur la dimension potentiellement autoritaire de ces mesures, il a argué: "Je ne connais pas un parent qui ne veut pas faire attention à ce que son enfant mange. Mais les gens ont-ils le choix? On mange mal parce que c'est moins cher. Pourquoi dire 'vous voulez tout interdire'? On veut juste sauver la santé de nos gosses".

P.L. avec AFP