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Hervé Morin: "l'accord sur la pêche sauve l'essentiel" mais "il y a de vrais sujets"

Sur BFM Business, le président de la région Normandie revient sur les difficultés des pêcheurs français suite au Brexit.

Les pêcheurs français dénoncent les importants retards pris dans la mise en place de l'accord de pêche post-Brexit conclu avec le Royaume-Uni, particulièrement concernant l'attribution des licences d'accès à la zone des 6-12 milles marins au large des côtes britanniques, où les pêcheurs européens se rendent traditionnellement.

De quoi provoquer un nouveau bras de fer entre Paris et Londres et des menaces de rétorsions de la part du gouvernement. Pour Hervé Morin, président de la région Normandie invité du Grand Journal de l'éco ce mardi, il faut garder la tête froide.

"L'accord sauve l'essentiel mais il y a de vrais sujets", estime-t-il. "On a une problématique qui concerne les bateaux qui n'étaient pas référencés pour aller pêcher dans les eaux britanniques".

Et d'expliquer: "au nom de l'antériorité, on a donné l'autorisation aux pêcheurs normands et bretons d'aller sur les îles anglo-normandes. La seule chose, c'est que vous avez des bateaux récents qui ne sont pas allés pêcher" et qui n'ont donc pas cette autorisation. "On a donc pour des bateaux neufs de vrais sujets".

Concrètement, "on a 25 ou 30 bateaux pour lesquels il y a un vrai sujet sur lequel il va falloir se battre. Sur le reste, on a la perspective de réduction des prises pour les pêcheurs français mais dans un premier temps, reconnaissons que l'accord nous a permis de sauver l'essentiel, la question qui va se poser, c'est dans les années qui viennent", souligne Hervé Morin qui rappelle que la moitié des pêcheurs normands vivent grâce aux prises dans les eaux britanniques.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business