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Emploi à domicile: Darmanin assure qu'"il n'y a pas d'économies faites sur le dos des retraités"

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin - BFMTV

Alors que le gouvernement entend supprimer dès l'an prochain un avantage accordé jusqu'alors à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, le ministre de l'Action et des Comptes publics a assuré que les économies réalisées permettront de mettre "plus de moyens pour la dépendance".

L'annonce a suscité de vives critiques de la part des oppositions. Le gouvernement va mettre fin l'an prochain à l'exonération totale de charges patronales pour les personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, en le réservant aux seuls personnes dépendantes, quel que soit leur âge. 

Décidée dans un souci "de justice sociale", la mesure n'a pas pour objectif premier de réaliser des économies, selon le gouvernement. Même si, en l'occurrence, elle pourrait permettre de dégager 310 millions d'euros "au maximum", selon une source gouvernementale. Interrogée sur notre antenne, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a évoqué le chiffre de "115 millions d'euros".

"Plus de moyens pour la dépendance"

En parallèle, "on met 115 millions d'euros" dans l'aide à la dépendance "pour créer de nouveaux droits", par exemple la rémunération du congés pour les aidants, a aussi affirmé le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, toujours sur notre antenne. "Il n'y a pas d'économies faites sur le dos des retraités. Il y a au contraire plus de moyens pour la dépendance", a-t-il ajouté. 

Un certain nombre de septuagénaires pourraient continuer à bénéficier de la même exonération, non plus en raison de leur âge - puisque ce critère sera supprimé -, mais en faisant valoir leur dépendance - un critère qui existe déjà et qui sera maintenu. Les particuliers employeurs de plus de 70 ans qui ne sont pas dépendants continueront toutefois de bénéficier du crédit d'impôt et de l'exonération de 2 euros de cotisations par heure. 

Et Gérald Darmanin de préciser: "Il n'y pas d'économies de l'État faites sur ce point. Il y aura une économie faite par le ministère du Travail parce que c'est lui qui compense aujourd'hui cette exonération mais demain, ce sera la Sécurité sociale". 
P.L avec AFP