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Darmanin sur la suppression de l'ISF: "Il n'y a jamais eu autant d'investissements en France"

Selon le ministre de l'Action et des Comptes publics, les effets de la réforme de l'ISF sur l'économie pourront être pleinement mesurés l'année prochaine. Il assure toutefois que des premiers signaux sur l'évolution du chômage et de l'investissement prouvent déjà son efficacité.

Invité ce lundi matin de BFMTV et RMC, Gérald Darmanin a défendu la suppression de l'ISF, remplacé l'an dernier par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Malgré les conclusions de France Stratégie et du Sénat qui peinent encore à évaluer l'effet de cette réforme sur l'économie française, le ministre de l'Action et des Comptes publics a affirmé qu'"il n'y a jamais eu autant d'investissements en France, alors qu'il y a une crise économique partout en Europe". 

"Les impôts baissent continuellement depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République, et le chômage baisse continuellement depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République. C'est peut-être la conséquence d'une politique économique et fiscale courageuse", a martelé Gérald Darmanin. 

"La surfiscalité du capital ne marchait pas"

Pour autant, il reconnaît qu'il est sûrement trop tôt pour évaluer pleinement l'impact de la création de l'IFI sur l'économie. "L'ISF a été supprimé il n'y a même pas deux ans", a-t-il rappelé. Selon lui, une évaluation complète pourra être réalisée "l'année prochaine". "Ca fera deux années pleines, on pourra commencer à regarder", a-t-il ajouté. 

Mais Gérald Darmanin ne semble visiblement pas favorable à un retour de l'ISF, quand bien même l'évaluation de sa suppression irait à l'encontre de ce qu'attend le gouvernement. 

"Mon avis personnel, c'est que la surfiscalité du capital ne marchait pas", a expliqué le ministre de l'Action et des Comptes publics, ajoutant que "c'était copié dans aucun pays". "C'est tellement vrai que je constate aujourd'hui que les mêmes qui nous disaient qu'il fallait poser la question sur l'ISF votent des niches fiscales sur l'impôt sur la fortune immobilière", a-t-il conclu. 
Paul Louis