BFM Business

Assurance-chômage, retraite: les réformes sociales retardées?

La ministre du Travail Muriel Pénicaud.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud. - Ludovic Marin - AFP

Avec la crise des gilets jaunes, des séances de concertation sur la réforme des retraites ont été reportées d'un mois et les partenaires sociaux ont demandé la même rallonge pour celle de l'Assurance chômage. Muriel Pénicaud a estimé mardi que ces réformes doivent se poursuivre mais "de manière plus participative".

Avec la crise des gilets jaunes, les réformes sociales, notamment celles des retraites et de l'assurance-chômage jugées "indispensables" lundi soir par Emmanuel Macron, devraient se poursuivre mais "de manière plus participative", selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

"Il faut aller plus loin sur le dialogue, sur le terrain, nos concitoyens ont envie d'avoir leur mot à dire, dans la manière ça va être plus participatif qu'avant", a déclaré mardi Muriel Pénicaud sur France Inter.

Interrogée sur un éventuel retard des réformes des retraites et de l'assurance-chômage, la ministre a jugé que "ce n'est pas tellement le temps" qui "compte". "Je pense que dans la campagne présidentielle, on est parti des idées des gens et ça a fait un programme. On a été obnubilés, pour faire pour nos concitoyens et pas assez avec", a-t-elle reconnu. "Cela, ça change. Le président l'a montré hier en recevant les élus et les partenaires sociaux."

La concertation sur la réforme des retraites reportée

Dans son allocation, Emmanuel Macron a jugé que la France avait besoin d'une "réforme profonde de l'État, des retraites et de l'indemnisation du chômage". "Elles sont indispensables, nous voulons des règles plus simples, plus claires, plus justes, et qui récompensent ceux qui travaillent".

Du fait de la crise des "gilets jaunes", les séances de concertation sur la réforme des retraites prévues fin décembre ont été reportées à janvier, sans conséquence à ce stade sur le calendrier ni l'objectif d'un système "universel".

Sur l'Assurance chômage, les partenaires sociaux ont demandé au gouvernement un mois de plus pour la négociation qui devait s'achever fin janvier.

J.-C.C. avec AFP