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Florange : Montebourg « ne veut plus de Mittal en France »

Arcelor-Mittal, le site de Florange (Moselle)

Arcelor-Mittal, le site de Florange (Moselle) - -

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg ne veut plus de Mittal en France, alors que l’entreprise refuse toujours, de vendre la totalité du site de Florange. La famille Mittal se dit « extrêmement choquée » par les propos du ministre.

Mittal n’est donc plus une entreprise bienvenue dans l’Hexagone. Arnaud Montebourg a indiqué dans un entretien au quotidien économique Les Echos qu’il ne souhaitait plus voir Mittal sur le territoire national. « Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France », lance le ministre du Redressement productif, qui avait déjà déclaré jeudi devant le Sénat que « le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal ».
« Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants », ajoute Arnaud Montebourg, soulignant qu'il « n'a jamais tenu ses engagements » vis-à-vis de l'Etat français.

La famille Mittal « extrêmement choquée»

Le 1er octobre, ArcelorMittal avait en effet annoncé sa volonté de fermer la filière liquide (production d’acier brut) du site de Florange, en Moselle. L'entreprise avait alors laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur aux installations qu'il ne souhaite plus exploiter, contrairement au reste du site sidérurgique. Or, si la totalité du site n'est pas disponible à la reprise, le gouvernement juge le site invendable. Une situation dénoncée fermement par Arnaud Montebourg qui souhaite donc voir Mittal quitter le pays. Face aux déclarations du ministre, la famille Mittal a réagi en indiquant au journal Le Monde être « extrèmement choquée » par ces propos. Le Président directeur général du groupe ArcelorMittal doit être reçu à l'Elysée mardi par François Hollande qui devrait tenter d'apaiser les tensions entre son ministre et l'industriel Indien.

« Une nationalisation transitoire »

A moins d'une semaine de la fin du délai, samedi 1er décembre, le ton est encore monté d'un cran entre Arnaud Montebourg et Mittal, car l'Etat aurait deux offres de reprises, mais sur un périmètre plus large que celui mis en vente par Mittal. Au refus de Mittal de céder l'intégralité du site, Arnaud Montebourg a brandi jeudi la menace d'un contrôle public temporaire. Ce à quoi Mittal a répondu que la vente de la totalité du site de Florange « mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20 000 salariés ».
Le ministre a confirmé aux Echos travailler à un projet de « nationalisation transitoire » de Florange. Selon le quotidien, « l'idée serait une association avec un opérateur industriel, minoritaire dans le capital le temps de stabiliser l'activité ».

T.de Dieuleveult avec agences