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Valls: "nous devons réduire intelligemment les déficits"

Manuel Valls a constitué son gouvernement, ce mercredi 2 avril.

Manuel Valls a constitué son gouvernement, ce mercredi 2 avril. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le nouveau Premier ministre, qui a annoncé , ce mercredi 2 avril, la composition de son gouvernement, était l'invité du 20h de TF1. Il a déclaré ne pas vouloir "réduire à l'aveugle", les déficits.

Manuel Valls a désormais présenté "le gouvernement de combat" que voulait François Hollande, soit une équipe resserrée autour de 16 ministres.

Interviewé dans le 20h de TF1, le nouveau Premier ministre a indiqué qu'il souhaite désormais "mobiliser toutes les énergies" pour redresser le pays et répondre "au message de colère des Français", expliquant que les ménages font face à "des feuilles d'impôt trop lourdes".

Interrogé sur le déficit, alors que Bruxelles a déjà rappelé Paris à l'ordre sur ce sujet, il a affirmé que "nous devons réduire les déficits" mais "le faire intelligemment".

"Il faut maîtriser la dépense publique mais pas de manière aveugle", a-t-il insisté, même s'il convient qu'il "n'y a pas d'autre choix" que de réduire ces déficits. Selon, lui, il faut néanmoins le faire sans "mettre en cause les services publics fondamentaux".

Soutenir "toutes les entreprises"

Manuel Valls a également assurer "vouloir soutenir toutes les entreprises, grandes, PME, PMI". Il compte ainsi "créer un climat de confiance, car sans confiance il n'y a pas de croissance", a-t-il fait valoir, rappelant au passage que la France a perdu "des parts de marché".

Au passage, il a de nouveau souligné l'impératif de justice sociale, déjà évoqué par Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault et surtout François Hollande, lundi 31 mars, quand ce dernier a annoncé la mise en place d'un pacte de solidarité.

Manuel Valls a ainsi estimé que la justice sociale est "un message essentiel". "Toute l'action du gouvernement doit être tournée vers ces hommes, ces femmes qui souffrent, qui ont peur du chômage", a-t-il assuré. Intterogé sur les moyens d'améliorer l'emploi en France, il s'en est remis au pacte de responsabilité dont il a rappelé les grandes lignes.

Une fiscalité "insupportable"

Manuel Valls a aussi confirmé ce qu'avait indiqué, lundi, François Hollande, à savoir que les impôts baisseront avant 2017, tout comme les cotisations sociales payées par les salariés.

"Je pense que, quand on est de gauche, on ne peut pas accepter cette fiscalité, ces impôts qui pèsent sur nos concitoyens: 60 milliards au cours de ces dernières années, 30 milliards pour la droite 30 milliards pour la gauche", a-t-il déclaré.

Enfin, Manuel Valls a affirmé que "tout le monde admet" que le capitalisme crée de la richesse. Mais il a ensuite ajouté que "les Français savent aussi que cette mondialisation a fait des dégâts considérables: délocalisations, fermetures d"entreprises".

J.M.