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Pourquoi la fusion de la Prime pour l'emploi et le RSA activité a été décidée par Hollande

François Hollande compte notamment favoriser la reprise du travail via cette mesure

François Hollande compte notamment favoriser la reprise du travail via cette mesure - Philippe Wojazer - AFP

Le chef de l'Etat a indiqué, dans une interview au Monde ce mercredi 20 août, qu'il veut marier ces deux dispositifs. L'objectif est de donner un coup de pouce aux salariés les plus modestes et de simplifier un système jugé complexe.

François Hollande s'est exprimé ce mercredi 20 août dans une longue interview au quotidien Le Monde. Le chef de l'Etat explique qu'il veut accélérer les réformes. Seules deux véritables annonces ont été formulées par le président.

La première concerne une réforme du barème de l'impôt sur le revenu des plus modestes. La seconde doit fusionner la prime pour l'emploi et le RSA activité.

Objectif : donner un coup de pouce aux salariés les plus pauvres et les encourager à trouver ou garder un emploi, même faiblement rémunéré. Le RSA activité et la prime pour l'emploi sont, par ailleurs deux prestations dont le fonctionnement est jugé comme étant bien trop complexe.

4 milliards d'euros par an pour les deux aides

Le RSA activité est méconnu de la plupart des personnes qui pourraient en bénéficier. Seuls 32% d'entre eux, à peine, en font la demande. Le dispositif est un complément de ressources pour les petits salaires, versé tous les mois. Pour bénéficier de ces 176 euros, il faut gagner moins de 1.140 euros par mois.

La prime pour l'emploi, elle, est un crédit d'impôt, proportionnel aux revenus et soumis à un plafond. Plus de 5 millions de foyers sont concernés.

La Cour des comptes estime que son versement n'est pas assez ciblé et donc inefficace. Sa faiblesse aussi, est qu'elle est perçue avec un an de décalage, puisqu'elle est versée ou déduite de l'impôt sur le revenu. Autre lacune: la prime pour l'emploi et le RSA activité peuvent se cumuler. Mais là encore les règles sont peu lisibles. Le gouvernement souhaite aujourd'hui que les 4 milliards d'euros par an destinés à ces aides soient mieux utilisés.

Isabelle Gollentz