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Manuel Valls: "il n'y aura pas de recours à l'impôt"

Manuel Valls chez Jean-Jacques Bourdin ce 9 avril

Manuel Valls chez Jean-Jacques Bourdin ce 9 avril - -

Au lendemain de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée, le Premier ministre était, ce 9 avril, l'invité de BFMTV et RMC. Il n'a pas voulu entrer dans les détails de la mise en œuvre des mesures annoncées hier.

A ceux qui attendaient des précisions sur les mesures économiques et sociales annoncées hier lors de sa déclaration de politique générale, Manuel Valls est resté dans le flou sur BFMTV et RMC ce 9 avril.

"Nous voulons mettre en place les conditions qui permettent à l'économie et à nos entreprises d'être performantes", a lancé le Premier ministre. "Nous avons besoin que la compétitivité soit au rendez-vous", a-t-il ajouté. "Il y a un début de croissance en Europe et en France", a-t-il estimé pour expliquer que le moment est venu de la booster.

Mais pour le reste, il a renvoyé aux discussions entre partenaires sociaux. Il les recevra ce vendredi avec ses ministres concernés. Seule annonce du chef du gouvernement, le statut des auto-entrepreneurs sera conservé.

Contrat social

A la question de l'absence de contreparties demandées aux entreprises à côté des allégements de charges, il a répondu que le pacte de responsabilité, "c'est un contrat social entre l'Etat et les partenaires sociaux. Laissons le dialogue se développer". Ceux qui ont signé le pacte vont donc pouvoir préciser désormais la mise en oeuvre des mesures d'allégements".

Pas de hausse d'impôts

Le chef du gouvernement a ensuite évoqué le financement des mesures annoncées hier, mais sans plus de précisions également. Le détail des 50 milliards d'économies sera présenté avant la fin avril et le Parlement sera alors amené à voter sur ce sujet. Des économies importantes sur la sécurité sociale seront demandées, a-t-il concédé.

Il a cependant réaffirmé "qu'il n'y aura pas de recours à l'impôt", les Français ayant dû payer 60 milliards de prélèvements supplémentaires depuis 2010, 30 milliards sous la droite et 30 sous la gauche.

Fiscalité écologiste

Concernant enfin la fiscalité écologiste, Manuel Valls n'a pas voulu évoquer l'avenir de l'écotaxe laissant Ségolène Royal avancer sur le dossier. De même, il n'a pas précisé si les taxes sur le diesel seront alourdies.

Seule précision: l'interdiction de l'exploration des gaz de schistes sera bien maintenue jusqu'à la fin du quinquennat.

P.C