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Louis Gallois, l'homme du rapport sur la compétitivité

Louis Gallois a rendu ce lundi 5 novembre son rapport sur la compétitivité française au Premier ministre Jean-Marc Ayrault

Louis Gallois a rendu ce lundi 5 novembre son rapport sur la compétitivité française au Premier ministre Jean-Marc Ayrault - -

L’auteur du texte qui doit servir de base au gouvernement pour son "pacte de compétitivité", a dirigé des groupes tels qu'EADS et la SNCF. Des entreprises où il a su convaincre, en évitant les conflits ou en les apaisant.

Après avoir rendu son rapport sur la compétitivité des entreprises au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ce lundi 5 novembre, Louis Gallois va détailler ses propositions au journal télévisé de 20 heures de France 2.

Cet ex-capitaine d’industrie a beau avoir été nommé commissaire général à l’investissement par un gouvernement socialiste, il "n’est pas un homme politique mais un manager". "ll a évidemment des opinions politiques, mais avec beaucoup d’esprit critique", explique ainsi l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. Ce dernier le connaît bien. Louis Gallois a été son directeur de cabinet à plusieurs reprises, entre 1981 et 1989.

Sa carrière prend un virage important lorsqu’il est nommé patron de la SNCF en 1996 où il restera dix ans. "En une décennie, il a réussi à transformer l’entreprise, en l’ouvrant à l’Europe, sans que les cheminots ne se sentent perdus", explique son successeur Guillaume Pepy.

EADS, "un exemple d'intégration industrielle européenne"

Des cheminots qui le surnomment "Loulou". Les cadres, eux, préfèrent "Dieu", car il a tendance à vouloir tout décider seul. Autre critique : sa tendance à fuir les situations conflictuelles.

En 2006, il passe du rail aux avions en devenant co-président exécutif du groupe européen d’aérospatial EADS. Il avait auparavant dirigé le motoriste aéronautique Snecma.

Il réussit alors à normaliser les rapports entre Français et Allemands, auparavant très tendus. Il maintient le cap de l’innovation et lance l’A350 et l’A320 Neo. Le 31 mai dernier, il confie les rênes de l’entreprise à Tom Enders et quitte alors un groupe qu’il qualifie de "seul exemple d’intégration industrielle européenne".

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