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Louis Gallois: "Il souffle une petite brise de reprise en Europe"

Louis Gallois était l'invité de BFMTV-RMC, ce jeudi 18 décembre.

Louis Gallois était l'invité de BFMTV-RMC, ce jeudi 18 décembre. - -

Le Commissaire général à l'investissement était l'invité, ce jeudi 19 décembre, de BFMTV-RMC. Il est notamment revenu sur l'échec du Rafale au Brésil et sur la conjoncture européenne et française.

La France a essuyé un nouveau revers avec l'échec du Rafale au Brésil, mercredi 17 décembre. Invité ce jeudi 18 décembre de BFMTV-RMC, Louis Gallois, le commissaire général à l'investissement et ex-patron d'EADS et de la SNCF, a réagi à cet impair. Il a également évoqué de nombreux autres sujets.

> L'échec du Rafale au Brésil

Louis Gallois s'est voulu rassurant: "D'abord on le vendra peut-être", a-t-il avancé avant d'ajouter que "c'est un très bon avion, un des meilleurs dans sa catégorie où il boxe avec les meilleurs".

"Le marché de ce type d'avion est très étroit. Très peu de pays peuvent se payer un avion aussi sophistiqué", a-t-il avancé. "Il y a une discussion avancée avec l'Inde j'espère qu'elle se passera bien", a-t-il déclaré tout en reconnaissant que les échecs du Rafale "pèsent" sur le budget de la Défense.

> L'économie et la fiscalité en France

D'abord rassurant, Louis Gallois a jugé que "dans le domaine industriel des indicateurs montrent qu'on a touché le fond de la piscine". "Il faut maintenant lui donner l'impulsion pour qu'elle reparte"'.

L'une de ces impulsions vient du Crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi (CICE) inspiré du rapport sur la compétitivité que Louis Gallois a lui-même rédigé fin 2012.

Revenant sur ce dispositif, Louis Gallois a estimé que comme "on a plafonné ce crédit d'impôt à 2,5 Smic, on tape plutôt dans les industries de main d'œuvre comme la Poste" . "J'aurais préféré qu'on aille jusqu'à 3,5 Smic, car cela focaliserait mieux l'industrie".

Interrogé ensuite sur le programme économique de l'UMP, qui prône d'importantes baisses d'impôts et des réductions de dépenses publiques, il a déclaré que "baisser la dépense publique et les impôts il faut y aller. Le rythme il faut voir".

"En 2014 et 2015, la baisse des dépenses publiques va d'abord servir à réduire le déficit" et ne financera donc pas des baisses d'impôt. A son avis, "il n'y aura pas de baisse d'impôt significative avant 2016".

>L'euro fort

"Il souffle une petite brise de reprise en Europe", a jugé Louis Gallois. Mais "il y a un danger: c'est le niveau de l'euro qui pourrait handicaper le niveau de cette reprise". Il a invité "les autorités monétaires à se pencher sur ce sujet".

"Je pense que la BCE regarde l'euro de très près car il est cher par rapport à toutes les monnaies dans le monde".

> La restructuration d'EADS

Louis Gallois, ancien président exécutif d'EADS, a quitté les rênes de l'entreprise en 2012. Il a jugé que "le groupe va bien". "Ils ont un problème au niveau de la Défense car les budgets européens s'effondrent".

"A partir des moments où ces budgets baissent, EADS réduit la voilure", a-t-il poursuivi, estimant que l'entreprise "le fait de la bonne manière".

> L'avenir de PSA

Représentant de l'Etat au sein du conseil de surveillance du groupe automobile, Louis Gallois a refusé de donner la moindre bribe d'information concernant une possible entrée au capital de l'Etat et du chinois Dongfeng.

J.M.