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Le gouvernement précise le coût des nouvelles mesures anti-terroristes

Michel Sapin parle "d'un renforcement sans précédent des moyens de sécurité et de défense"

Michel Sapin parle "d'un renforcement sans précédent des moyens de sécurité et de défense" - Lionel Bonaventure - AFP

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a annoncé ce jeudi que le coût des créations de postes décidées par François Hollande pour faire face à la menace terroriste serait de 600 millions d'euros en 2016. Il a également "assumé une dégradation du déficit" liée à ces mesures.

Le coût des nouvelles mesures annoncées par François Hollande pour renforcer la sécurité après les attentats de Paris est désormais connu. Le ministre des Finances Michel Sapin a ainsi annoncé devant le Sénat une enveloppe de "600 millions d'euros" en 2016. 

"Au total, la mobilisation de ces nouveaux moyens conduira à une dépense supplémentaire sur le budget de l'État de l'ordre de 600 millions d'euros en 2016", a plus précisément déclaré Michel Sapin en ouvrant les débats sur le projet de budget 2016.

Ces dépenses serviront à "financer à la fois" les "nouveaux postes et les besoins en équipements qui les accompagnent", a-t-il précisé.

"Le gouvernement vous proposera par amendement d'amplifier, dès 2016, les créations de postes dans trois ministères", l'Intérieur, la Justice et la Défense, a souligné le ministre.

Une dégradation du déficit "assumée"

"Au ministère de l'Intérieur, dans la police et la gendarmerie, ce sont 5.000 postes supplémentaires sur deux ans qui seront créés", a-t-il dit en ajoutant que ces créations s'ajouteraient à celles décidées depuis 2012. "Au total, nous reviendrons, en 2017, au niveau de postes de 2007", a-t-il assuré.

À la Justice, "ce sont 2.500 postes qui seront créés sur deux ans", qui s'ajouteront aux 4.744 créations de postes réalisées et prévues sur le quinquennat, a poursuivi le ministre. Dans les services de la Douane, "1.000 postes seront créés dans les deux ans qui viennent". Au ministère de la Défense, les 2.300 créations de postes annoncées pour 2016 seront réalisées "comme prévu", a-t-il dit. "Et à partir de 2017, les effectifs seront stabilisés" jusqu'en 2019.

Michel Sapin a, par ailleurs, confirmé que ces nouvelles mesures allaient amener la France à revoir à la baisse ses objectifs de déficit. "Le contexte actuel appelle un renforcement d'une ampleur exceptionnelle des moyens de sécurité et de défense", a-t-il d'abord souligné. "C'est pourquoi nous assumons, à ce stade de la discussion budgétaire, une dégradation du déficit", a-t-il ajouté sans toutefois dévoiler la nouvelle trajectoire des Finances publiques.

J.M. avec AFP