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La défiscalisation des heures supplémentaires sera rétablie en 2020

"Notre objectif c'est de faire en sorte que pour nos enfants, la génération d'après, la dette soit moins importante", a fait valoir Benjamin Grivaux.

"Notre objectif c'est de faire en sorte que pour nos enfants, la génération d'après, la dette soit moins importante", a fait valoir Benjamin Grivaux. - Stéphane de Sakutin- AFP

Le porte-parole du gouvernement a annoncé dimanche le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires en 2020. Une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a confirmé dimanche que la suppression annoncée des cotisations sur les heures supplémentaires serait effective "à l'horizon 2020".

"Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'est engagé à dire qu'il fallait supprimer les cotisations sur les heures supplémentaires", a-t-il rappelé. "Ce sera fait à l'horizon 2020. Pas avant pour une raison simple, nous avons une question de sérieux budgétaire à tenir, une trajectoire, des engagements que nous avons pris vis à vis de nos partenaires européens", a-t-il indiqué au "Grand rendez-vous" de CNews, Europe 1 et Les Échos.

"Ce sera fait. Pourquoi ? Toujours dans la même logique, il faut que le travail paie mieux. On supprime les cotisations sur les heures supplémentaires", a-t-il martelé.

Le 6 février, le Premier ministre Édouard Philippe avait évoqué lui-même la "désocialisation" des heures supplémentaires, c'est-à-dire la suppression des cotisations des employeurs et des salariés, à l'horizon 2020.

La cagnotte fiscale ne sera pas redistribuée

Benjamin Grivaux a par ailleurs rejeté l'idée d'une "cagnotte fiscale" qui pourrait être utilisée pour améliorer le pouvoir d'achat des Français, avec l'amélioration de la croissance et de meilleures rentrées fiscales.

"Considérer qu'il y a une cagnotte dans un pays qui depuis plus de 40 ans vote un budget en déséquilibre, qui a accumulé quasiment 100% de la richesse nationale en dette, ce n'est pas une cagnotte", a-t-il déclaré.

"Notre objectif c'est de faire en sorte que pour nos enfants, la génération d'après, la dette soit moins importante", a-t-il fait valoir.

"On vise un objectif d'avoir des déficits réduits au maximum - autour de 1% à la fin du quinquennat -, parce que nous considérons qu'un Etat endetté n'a pas la possibilité de mettre en place les politiques qu'il souhaite", a souligné le porte-parole du gouvernement. "C'est retrouver de la souveraineté que de s'attaquer à la dette et aux déficits", a-t-il conclu.

La rédaction avec AFP