BFM Business

La Défense et l'Education, gros perdants du collectif budgétaire

Le Budget de la Défense est le plus impacté avec des annulations de crédits totales de 350 millions d'euros.

Le Budget de la Défense est le plus impacté avec des annulations de crédits totales de 350 millions d'euros. - -

Dans le projet de loi de finances rectificative pour 2014, le gouvernement a décidé d'annuler 1,6 milliard d'euros de crédits. L'Education nationale y contribue pour 189 millions d'euros, et la Défense pour 350 millions d'euros.

Un effort de plus pour 2014. Ce mercredi 11 juin, le gouvernement a présenté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2014 qui prévoit, en ajoutant les économies prévues dans le projet de loi de finances rectificatives de Sécurité sociale (PLFRSS), un effort supplémentaire de 4 milliards d'euros, en plus des 15 milliards déjà votés par le Parlement l'hiver dernier.

Sur cette somme, 1,6 milliard d'euros est à mettre sur le compte de l'Etat, dont 965 millions d'annulations de crédits qui n'étaient pas déjà mis en réserve. Bercy explique, dans un document, que "tous les ministères contribuent aux objectifs de réduction du déficit" et que "les opérateurs et agences de l'Etat ont également été mobilisés par une réduction des subventions qui leur sont octroyés".

Dans le détail, on s'aperçoit que l'Education nationale, avec 189 millions d'euros et, surtout, la Défense, sont les plus gros contributeurs avec des annulations de crédit de respectivement 189 et 350 millions d'euros.

Ces deux missions sont celles qui ont les plus gros budgets, avec un peu mois de 30 milliards pour la Défense, et 46 milliards d'euros pour l'enseignement scolaire, selon la loi de finances initiale pour 2014.

Source: Minefi

Les dépenses de personnel peu concernées

L'Education et la Défense sont pourtant deux postes "sanctuarisés". L'Education nationale fait partie, avec la Police et la Justice des missions proritaires du gouvernement, qui peuvent ainsi recruter des fonctionnaires quand les autres doivent réduire leurs effectifs.

Quant à la Défense, le 2 juin dernier, François Hollande a exclu toute coupe budgétaire tout en affirmant vouloir une meilleure gestion. Il mettait ainsi fin à une importante polémique sur le budget des militaires au cours de laquelle plusieurs chiffres dépassant le milliard d'euros d'économies ont circulé.

Après ces deux postes, le ministère des Finances suit (150 millions d'euros), puis le Travail (127 millions d'euros) et l'Ecologie (113 millions d'euros).

Bercy explique que les dépenses de personnels ne sont pas concernées par ces annulations de crédit, à l'exception du ministère de l'Intérieur pour 36 millions d'euros. De plus, ces annulations "ne portent pas sur les dépenses obligatoires ou les prestations qui ne peuvent être modulées en gestion". Enfin, l'exécutif affirme que ces économies sont faites "là où les ministères peuvent réguler la dépense et leurs activités sur l'année le plus facilement".

"La mise en oeuvre de ces annulations (...) permet à tous les acteurs d'adapter leur niveau de dépenses aux ressources qui leur sont notifiées", écrit Bercy.

Julien Marion