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L'État va vendre pour 10 milliards d'actions d'entreprises

L'État va céder pour 10 milliards d'euros de participations publiques.

L'État va céder pour 10 milliards d'euros de participations publiques. - Thomas Samson - AFP

Bercy a confirmé mercredi que l'État allait céder pour 10 milliards d'euros de participations publiques, afin de financer l'innovation. Le ministre n'a pas précisé quelles entreprises étaient concernées.

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi "d'importantes cessions d'actifs" de la part de l'État dans les prochains mois pour financer l'innovation, à laquelle il destinera 10 milliards d'euros. "Nous mettrons dix milliards d'euros à disposition pour financer l'innovation et, en particulier, l'innovation de rupture", a affirmé le ministre lors d'un discours à l'occasion de "la soirée de l'attractivité" au Cercle de l'Union Interalliée à Paris.

"Ces dix milliards d'euros seront financés par la cession d'actifs de l'État dans un certain nombre d'entreprises qui seront placés et rapporteront les moyens financiers nécessaires pour financer l'innovation", a-t-il ajouté, convaincu que la France devait devenir une "nation innovante en Europe et dans le monde".

Le contribuable financera l'innovation plutôt que la rente 

"J'assume d'annoncer d'ici quelques mois des cessions d'actifs importantes dans les entreprises publiques, qui permettront au contribuable de savoir que son argent est placé pour le futur et non pas pour le passé", a anticipé le ministre. "J'assume le choix politique de transformation radicale de l'économie française où l'argent du contribuable est mieux placé dans le financement de l'innovation plutôt que dans la rente de certaines entreprises publiques", a-t-il ajouté, appelant son pays à rivaliser "avec les grandes nations conquérantes que sont la Chine et les États-Unis".

Pendant la campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis d'alimenter ce fonds de dix milliards par les dividendes tirés du portefeuille de l'État, mais aussi peut-être par quelques privatisations.

"Il faut être aimable avec les investisseurs potentiels"

Bruno Le Maire a également évoqué quelques pistes sur les mesures que prévoit d'annoncer vendredi le Premier ministre, Édouard Philippe, pour attirer les investisseurs étrangers en France. "Parmi les investisseurs étrangers, il y a des salariés qui ont des niveaux de revenus élevés. Or, la taxation de ces revenus est très forte", a-t-il assuré, précisant que les mesures prévues par le chef du gouvernement "prouveront que nous sommes capables de tenir compte de cette situation pour faire venir des salariés en France". Pour le ministre, "il faut être aimable avec les investisseurs potentiels" et "leur montrer que nous sommes prêts à prendre en considération leurs attentes".

Outre ces mesures fiscales, Bruno Le Maire a annoncé des mesures pour favoriser la scolarisation des enfants des expatriés venant s'installer en France. Avec le ministre de l'éducation nationale "Jean-Michel Blanquer, nous allons développer tout un plan de réalisation d'établissements scolaires ou de classes bilingues susceptibles d'accueillir" les enfants de ces expatriés, a-t-il déclaré. Dans son discours de politique générale à l'Assemblée, Edouard Philippe avait annoncé son intention de dévoiler des mesures "pour améliorer l'attractivité de la place de Paris".

N.G. avec AFP