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Impôts: le ministre du Budget dénonce "l'opération d'intoxication" de la droite

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, est monté au front sur les hausses d'impôts

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, est monté au front sur les hausses d'impôts - -

Bernard Cazeneuve a dénoncé dimanche 25 août l'"opération d'intoxication" de la droite sur les hausses d'impôts, insistant sur les allégements de charges et fiscaux à venir en 2014.

Après le récent couac gouvernemental sur la future taxe carbone intervenu en pleine polémique sur le ras-le bol fiscal, le ministre du Budget, dans une interview à l'AFP ce 25 août, est monté au front pour défendre la politique budgétaire et fiscale du gouvernement.

Lors de son meeting de rentrée dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche, le président de l'UMP, Jean-François Copé, avait ironisé sur le "ras-le-bol fiscal" dénoncé par Pierre Moscovici : "l'escalade fiscale s'est poursuivie alors que jamais les Français n'ont été autant écrasés de taxes, d'impôts et de charges. C'est désormais le premier frein à la croissance".

A cela, Bernard Cazneuve répond. "Je souhaiterais donner des éléments précis, incontestables, parce que la droite est dans une opération d'intoxication absolue", a-t-il expliqué. "L'objectif que nous nous sommes assigné c'est de faire en sorte que le rééquilibrage du Budget de l'État se fasse d'abord, puis exclusivement par des économies, plutôt que par des impôts", a souligné Bernard Cazeneuve, rappelant que "la droite a fait 33 milliards d'impôts en plus en 2011 et 2012".

Verdissement de la fiscalité

"Pour 2014, il y a déjà des baisses qui ont été annoncées. Nous avons prévu 20 milliards d'allégements pour les entreprises à travers le Crédit d'impôt compétitivité emploi de 2013 à 2015, dont 10 milliards en 2014", affirme Bernard Cazeneuve.

Il poursuit: ""on ajoute à cela une réforme des plus-values mobilières qui est beaucoup plus avantageuse pour ceux qui investissent dans les entreprises en prenant des risques, une fiscalité allégée appliquée aux jeunes entreprises innovantes, la nouvelle fiscalité avantageuse des plus-values immobilières, et la mise en place du taux réduit de TVA pour la construction de logement social et les petites réparations. Ces mesures d'allégements représentent 2,2 milliards d'euros".

Le ministre évoque bien la hausse de la TVA au 1er janvier (le taux normal va passer de 19,6 à 20%) mais pour aussitôt rappeler : ""concernant les ménages, le taux réduit de TVA, qui s'applique par exemple à certains produits de première nécessité, va baisser de 5,5 à 5%".

Enfin, sur la très contestée future taxe carbone, il lance: "il y aura un verdissement de la fiscalité à compter de 2014. Nous sommes en train de peaufiner les mesures précises".

Quelques heures auparavant, dans son discours devant l'université d'été du PS à La Rochelle, Jean-Marc Ayrault il a promis que cette "taxe carbone" sur les énergies les plus polluantes, "ne modifierait pas le niveau de prélèvement".

BFMBusiness.com et AFP