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Impôts : l'opposition dénonce "l'overdose fiscale"

A l'image de l'ancienne ministre du Budget, l'opposition dénonce "l'overdose fisacle"

A l'image de l'ancienne ministre du Budget, l'opposition dénonce "l'overdose fisacle" - -

Alors que le gouvernement est empêtré dans le dossier de la nouvelle taxe à 75%, l'UMP s'engouffre dans la brèche en dénonçant "l'overdose fiscale" imposée par la gauche.

Il n'y aura pas de nouvelle augmentation d'impôts durant le quinquennat. Mieux: les impôts baisseront à partir de 2016. Voilà en substance le discours gouvernemental sur les prélèvements obligatoires depuis ces derniers jours.

Sauf que le dossier de la taxation des plus hauts revenus après le rejet de la contribution de 75% par le Conseil constitutionnel met le gouvernement en porte-à-faux. François Hollande n'a-t-il pas annoncé lors de ses voeux son intention de voir un nouveau prélèvement voté en 2013 ?

Du coup, l'opposition s'engouffre dans la brèche. Pour Valérie Pécresse, ancienne ministre UMP du Budget de François Fillon, "le seuil de tolérance fiscale est largement dépassé, on est en overdose fiscale", ce qui "va être fatal pour notre économie"."Pour boucler un budget, il faut soit plus de recettes, soit moins de dépenses. Les baisses des dépenses, on les attend toujours et les recettes ne seront pas au rendez-vous", a ajouté la députée des Yvelines ce matin sur Europe 1.

De son côté, son prédécesseur à Bercy, Eric Woerth, a enfoncé le clou sur le site du Figaro, ce lundi. La France "est la risée du monde entier aujourd'hui sur la fiscalité", a-t-il lancé. Concernant l'annonce d'une stabilité fiscale, il a affirmé : "je n'y crois pas. D'abord parce que Jérôme Cahuzac dit exactement le contraire (...) puisqu'il dit que cette fameuse taxe de 75% qui a été abandonnée ou plutôt jetée par le Conseil constitutionnel, vaudra probablement pour toute la durée du quinquennat, alors qu'elle ne valait que pour deux ans."

Quant à l'ancien ministre UMP Laurent Wauquiez, il a estimé, dimanche, sur RTL : "si le futur dispositif s'avère pérenne, c'est "parce qu'en réalité le gouvernement n'ouvre pas le seul sujet qui compte, qui est la baisse de la dépense publique, il ne s'attaque pas à cette question".

Patrick Coquidé avec AFP