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François Hollande: "le soutien à la Grèce est un dû"

Sous les lambris de l'Elysée, François Hollande a réaffirmé l'importance du rôle de la France en Europe.

Sous les lambris de l'Elysée, François Hollande a réaffirmé l'importance du rôle de la France en Europe. - -

Pour sa première conférence de presse depuis le début de son mandat ce 13 novembre, le président de la République a tenu à réaffirmer la portée de la voix de la France au sein de l’Union européenne.

La "réorientation de l’Europe", c’est un des défis présentés par François Hollande comme majeur, avec le désendettement de la France et la compétitivité. "J’y ai consacré toute mon énergie, depuis les premiers jours de mon mandat".

Le chef de l’Etat français assure être parvenu à faire entendre sa voix en Europe, et veut continuer. Durant sa conférence de presse ce mardi devant 400 journalistes, dont un tiers venaient de l’étranger, il a ainsi dressé un premier bilan et fait part de sa vision pour l’avenir, tout en affirmant le rôle fondamental de la France au sein de l’Union.

François Hollande affirme ainsi avoir réussi à donner une "nouvelle orientation à l’Europe", lors du sommet européen de fin-juin. Selon lui, le traité budgétaire européen, que son gouvernement présentera au Parlement en 2013, a été "complété et renégocié". On lui a, il est vrai, adjoint un pacte de croissance. Le président s’est par ailleurs félicité que le Mécanisme européen de stabilité apporte une "solution utile à la crise des dettes publique", et que l’Union bancaire soit sur les rails.

Un nouvel appel à la solidarité

Autre source de satisfaction : la taxe sur les transactions financières, qui "verra le jour début 2013". A demi-mots, l’occupant de l’Elysée admet que la paternité du dispositif ne lui revient pas. Mais c’est bien lui qui a œuvré pour trouver dix autres pays, outre la France, qui acceptent de l’instaurer dans le cadre d’une coopération renforcée.

Côté chantiers, le président de la République a abordé de lui-même la situation de la Grèce, fébrile en attendant le déblocage de plus de 30 milliards d'euros d’aide internationale. Pour François Hollande, "le soutien promis par l’Union européenne et le Fonds monétaire international lui est dû". Ce versement a été voté, promis, la dernière tranche d’aide à la Grèce doit maintenant lui être versée, dit-il.

Et il n’est pas question d’altruisme uniquement, mais d’en "terminer avec les doutes sur l’intégrité de la zone euro", dans son ensemble. Il le martèle : "c’est par la solidarité que seront atteints les objectifs impérieux de réduction des déficits", martèle-t-il.

Nina Godart