BFM Business

Cazeneuve: "je n'interviens jamais dans les contrôles fiscaux"

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, était l'invité de Good Morning Business ce 20 décembre.

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, était l'invité de Good Morning Business ce 20 décembre. - -

Le ministre du Budget était l'invité de BFMBusiness ce vendredi 20 décembre. Il a insisté sur la nécessaire "relation de confiance" qui doit s'instaurer entre l'Etat, le fisc et les entreprises.

Bernard Cazeneuve s'en dit convaincu: "il n'y aura pas de croissance si nous ne parvenons pas à instaurer la confiance avec les entreprises".

Invité de Good Morning Business sur BFM Business ce 20 décembre, le ministre du Budget a réaffirmé: "les entreprises ont besoin de stabilité et de financement", référence à son action lors de la discussion budgétaire pour faire disparaître du projet de loi de finances certains amendements socialistes mettant en cause cette relation de confiance, comme celui sur les plus-values tirées du PEA-PME.

3% des entreprises contrôlées sur le Crédit d'impôt recherche

Concernant justement cette relation de confiance, Bernard Cazeneuve est revenu sur les contrôles fiscaux touchant les entreprises, en particulier celles bénéficiant du Crédit d'impôt recherche (CIR), un mécanisme critiqué par les parlementaires PS qui y voient la porte ouverte à l'évasion fiscale. "J'ai fait sortir les chiffres: seules 3% des entreprises qui sont contrôlées le sont exclusivement au titre du Crédit d'impôt recherche".

Plus généralement, il a confié: "je n'interviens jamais sur un contrôle fiscal", pour décider qui sera contrôlé ou dans son suivi. Il a insisté sur le fait que le gouvernement voulait établir des principes précis en matière de déroulé des contrôles des entreprises. "C'est l'une des priorités que j'ai demandé à l'administration fiscale".

Scannériser toutes les dépenses publiques

Bernard Cazeneuve est aussi revenu sur les économies budgétaires. "La mauvaise dépense publique ne doit pas chasser la bonne", a-t-il expliqué pour justifier les 15 milliards d'euros d'économies contenues dans le budget 2014 qui vient d'être voté. "En 2015, 2016 et 2017, l'effort se fera exclusivement sur les économies" et non par des prélèvements supplémentaires, a rappelé une nouvelle fois le ministre qui se présente comme celui "qui ne laisse rien au hasard".

"Nous allons scanneriser toutes les dépenses publiques", pour dénicher les économies à réaliser, a-t-il lancé. Il a par exemple rappelé que la télédéclaration des impôts allait permettre 150 millions d'économies en 2014.

Patrick Coquidé